Tuesday, 17 October 2017

La Journée de la Veille des Sœurs par l’Esprit à Ekuanitshit

<La Journée de la Veille des Sœurs par l’Esprit à Ekuanitshit Groupe Logo

Aujourd'hui est la journée des Sœurs en Esprit à la communauté d'Ekuanitshit. C'est une journée consacrée aux femmes et filles autochtones disparues ou assassinées. La violence vécue par les femmes et filles autochtones du Canada est une tragédie nationale. La dernière commission nationale constituée pour en enquêter en est une preuve palpable. Nous devons prendre le temps de remercier les familles qui sont notre raison de continuer à réclamer des actions.Cette journée est normalement célébré le 4 Octobre. Une veille peut prendre plusieurs formes, d’un moment de silence à une marche ou un festin communautaire. Tout ce qui importe est que vous preniez un moment le 4 ou autour du 4 octobre pour souligner cette journée.
Nous croyons fermement que les veilles du 4 octobre des sœurs par l’esprit sont des mouvements pour le changement social. Le nombre de veilles du 4 octobre est passé de 11 en 2006 à un impressionnant 216 en 2014. Et que cette année, il y en a eu sûrement d’autres qui se sont rajoutées.
Chaque année donc, des membres de familles touchées par la perte d’un être cher, des membres de communautés autochtones et citoyens inquiets se réunissent le 4 octobre pour la tenue d’une veille en l’honneur de ces femmes et ces filles autochtones disparues ou assassinées. Des veilles sont tenues dans de nombreuses collectivités au Canada et ailleurs dans le monde. Ces rassemblements sont des moyens de sensibilisation et un soutien pour les familles qui pleurent leurs êtres chers. Pour en savoir plus: Veilles du 4 octobre
Ali C. Nnaemeka (mekaalison@gmail.com)
«The truth might be hard to say, painful to bear or even drastic for the truth sayer but still needed to be said». ALISON.

Friday, 22 September 2017

Mon Journal du Malawi (I) par P. Kelvin Ugwuh, MSP

«Si rien ne vous intrigue dans la vie, regardez bien si vous êtes sur le bon chemin.»

P. Kelvin Ugwuh, MSP

13450708_10208126445771671_2197106485655413648_nJe n’ai pas pu fermer mes yeux dans l’avion à cause de la curiosité. Je ne faisais que regarder à travers les fenêtres pour observer où nous passions. Et puis, nous sommes arrivés à un point où je n’ai vu que la couleur «brune». Je me suis dit, «c’est le désert, - cette partie de la terre où c’est souvent très difficile pour des animaux et des humains de survivre. C’est curieusement en ce moment-là que le pilote a annoncé, « Ladies and Gentlemen, we are preparing for our final descent to Malawi International Airport, fasten your seat belt… ». À l’instant même, comme détaché de moi-même, je me suis rendu compte que je m’observais silencieusement et mutuellement. C’était en octobre 2016.

17759998_10212815509681455_1579504993007573428_nIl y a toujours cette voix-là qui continue à me dire « Si ce n’était pas la folie, qu’est-ce qui pouvait motiver un beau jeune homme comme toi de devenir missionnaire et puis partir mourir au désert ? » Tu le mérites ! Ntooo[1]

Il y avait aussi une autre voix qui me disait « Ce n’est pas encore trop tard pour changer d'avis. » Rappelle-toi que tu venais de perdre ton papa, ta maman a besoin de toi. Tu es son premier fils. Ce n’est pas Dieu qui t’envoie ici. Ne vois-tu pas cet endroit, qui pourra y survivre ?»

18058205_10213055247514751_2516432139764011491_nÀ notre arrivée, j’ai pris mon bagage à main et puis j’ai franchi la porte de l’avion. L’air chaud qui m’a accueilli l’a tout dit. C’est vraiment en ce moment-là qu’au-delà de tout doute, je me suis rendu compte que j’étais évidemment au Malawi.

Mais, et je veux vraiment dire, mais,

Il y avait aussi une autre toute petite voix qui continuait à me chuchoter, « Si ce n’est pas dur, ce ne vaut pas le coup. Si ce n’est pas difficile, ce ne sera pas intéressant. Si rien ne vous intrigue dans la vie, regardez bien si vous êtes sur le bon chemin. ».

La réalité de la vie est faite en sorte qu’au debout de chaque aventure, surtout des grandes valeurs, il y aura beaucoup d’avenus de découragement. Et il y aura toujours une voix qui te donnera toute raison pour ne pas y embarquer. 

20819357_10214288712550606_1566888796480269987_oJe connais quelques amis qui veulent soutenir les pauvres et les orphelins même ici au Malawi, mais à chaque fois qu’ils décident de le faire, ils se rappellent tout ce qu’ils peuvent avec l’argent. C’est pour cela que je félicite Nnamdi Amadi et ses amis qui même de peu qu’ils ont, ont vu la nécessité de faire quelque chose pour les enfants de notre mission. (J’en parlerai dans l’avenir).

Donc soient l’école, les affaires, le choix vocationnel, des gestes caritatifs, soit quoi que ce soit que vous voulez faire, il faut savoir que si rien ne vous intrigue dans la vie, vous devrez bien regarder pour savoir si vous êtes toujours sur le bon chemin.

Aujourd’hui au Malawi, je sais que j’ai des milliers de gens qui attendent que je puisse leur apporter de l’aide matérielle ainsi que spirituelle mais nous sommes maintenant devenus une grande et heureuse famille. Désormais il ne me vient même plus en idée de partir. Et le peu que nous avons, nous partageons. Plus votre vie est simple plus vous êtes heureux.


À continuer . . .



[1] Une expression du peuple Igbo du Nigeria qui veut dire assumer la conséquence de ton obstination

MY MALAWI DIARY (I) by Fr Kelvin Ugwuh, MSP


«  If Everything Is So Smooth, Check If You Are Truly On the Right Path. »  
                                                                                        - Fr Kelvin Ugwuh, MSP
Curiosity did not allow me sleep in the plane. I kept looking down through the window of the plane to see the places we are traversing. Then we got to a certain place, I looked down and saw nothing but the colour 'brown'. I felt like, that must be the portion of land called desert in which it is usually difficult for animals or humans to survive since it is dry without water. It was just then, the Pilot announced, "We are now In Malawi; fastened your seat beat. . ." At that point, myself looked at myself and they were both speechless. This was in October 2016.
There was that one voice that kept telling me, "If not foolishness, what else could make a young fine boy like you to desire to be a missionary priest; so that he will come and die in the desert?  Good for you. Ntooo!!!"
There was yet another voice telling me, "It is not late to go back. Remember your father just died, your mother needs you. You are her first fruit. It is not God that is sending you here. Can't you see the place, who can survive here?
When we landed, I got my hand luggage and walked through the door of the Ethiopia airplane I boarded. The dry hot air that welcomed me said it all. It dawned on me that I am really in Malawi.
But,
There was that small voice that kept urging me on, "If it is not hard, then it does not worth it. If it is not difficult, then it won't be sweet. If everything is smooth, then you are on the wrong path."
The reality of life is such that, when you are beginning anything, especially when it is something of great value, there will be so many things to discourage you. And there will be that voice giving you all the many reasons not to continue. 
I know some friends who had this burning desire to support the poor and the orphans even here in Malawi, but anytime they come up with a plan, that is when they will remember all other things that their money should have been used for. This is why I praise Nnamdi Amadi and his friends who even in their little saw the need to do something. (I will write about that subsequently).
Be it business, be it school, be it charity, be it vocation, or whatever you intend beginning, always bear in mind, If everything is smooth, check if you are still on the right path.
Today in Malawi, I can tell you this, I have thousands who look up to me for both spiritual and material needs. We have become one big happy family such that I can't even think of leaving them now. The little we have we share. The simpler your life is, the happier you are.
To be continued. . .

Monday, 18 September 2017

Mon chemin de foi : du pays igbo du Nigeria au territoire innu de la Côte-Nord, Canada Par Ali Nnaemeka, O.M.I.

Publié dans Prêtre et Pasteur, Mai 2017, pp. 294-297

« Le Seigneur dit à Abram : Va-t’en de ton pays,

de ta patrie, et de la maison de ton père,

dans le pays que je te montrerai » Gn 12, 1.

Mon enfance

GNMZ3689[1]Si on m’avait dit qu’il fallait aller jusque sur la Côte-Nord du Québec, Canada, pour retrouver la simplicité de la foi chrétienne, je ne l’aurais jamais cru. Né dans une famille très pratiquante ; d’une mère très pieuse et d’un père d’une foi très adulte et qui a toujours besoin de savoir le pourquoi avant de croire, j’ai donc dû apprendre à naviguer tôt entre la piété et l’incrédulité. À sept ans, j’ai rejoint le groupe du Rosaire et à onze, lors d’un cours sur la reli­gion, j’ai vu naître mon désir d’être missionnaire.

Mais n’ayant pas encore assez d’arguments pour convaincre mon père - qui me voulait avocat - que j’avais déjà découvert quelle était ma vocation, j’ai donc dû continuer longtemps à mûrir l’idée dans mon cœur d’enfant. Tout mon jeune âge fut un temps pour servir dans notre église locale dans divers groupes et mouvements de piété. Tous mes rêves d’enfance étaient cependant de devenir prêtre et de partir loin pour apporter la Bonne Nouvelle à un autre peuple comme les spiritains irlandais l’ont fait pour mon peuple.

Le début de ma vocation missionnaire

IMG_0012[1]Cependant, étant d’une société où il est souvent difficile de distin­guer les prêtres religieux des prêtres séculiers, toute mon enfance s’est passée juste dans le rêve de devenir prêtre, religieux ou sécu­lier, peu importe. Par providence, j’ai trouvé une manière de convaincre mes parents que j’avais un autre rêve que le leur. En débutant donc mon cheminement dans mon diocèse d’origine, j’ai pu, quelque temps avant de commencer ma propédeutique, com­prendre la différence entre prêtre religieux et séculier.

Ayant connu les Missionnaires Oblats de Marie Immaculée, ma for­mation à la vie religieuse prend son envol. Six années passées au Cameroun dont deux au prénoviciat et au noviciat respectivement, trois en philosophie et une autre pour le stage pastoral. Mais à la fin de mes études philosophiques, j’ai eu ma première crise exis­tentielle. J’ai pratiquement perdu la foi en Dieu, car toutes les preuves de l’existence de Dieu assimilées au cours de la méta­physique et de la question de Dieu ne m’ont paru être de très beaux discours, mais très détachés de ce Dieu connu de mon enfance. J’ai donc terminé le premier cycle de la philosophie presque athée.

Saturday, 9 September 2017

My Missionary Experience in the Northern Quebec

Going on a Mission far from my birth place and country was something I wanted to do since listening to my elementary school teacher speak about Irish missionaries who evangelized my people. Her words awoke in my young heart a very strong longing. Without understanding where my desire was taking me, I spent my childhood dreaming of going to wherever the wind was to bring me.
But with time, the desire to remain in my country overshadowed my original dream. And after my first formation, I returned home to Nigeria for Mission. Later when invited to go on Mission in Canada, I rediscovered my initial dream. Once it was settled that I was to go on a mission to Canada, I was tempted to research the people and community where I was being placed. I later decided to have my own experiences and not depend on that of others. I was determined not to be conditioned by other people’s assessment of the First Nation people of Canada. When I arrived in Canada, it took one year of integration to fully understand their Church and social realities. 
The inculturation program helped me to learn the language, culture and life style of the Innu Nation. I was also able to understand, within one year, the workings of the Canadian church in general and Quebec church in particular. After my one year of insertion and inculturation, two communities were assigned to my care. The two communities were 700 km apart (about 435 miles), so it was necessary to allow enough time for travel and visits. These two communities each had a very long presence of experienced missionaries, so as a young priest who lacked experience in this part of the world, I had to find a new way of getting into the heart of the community. Little by little, I started by not just observing how things were done but having confidence in the power of the Holy Spirit. At our communities, youth attended church mainly during significant celebrations. It was then necessary for me to find another way of reaching out to them. After several trials and errors, I opted to engage them in various activities like sports, community events and gatherings. 
Today, experience has shown me that to succeed in a mission, a missionary should not wait to get approached by the community, but they should instead take the church to the people.
Ali C Nnaemeka, OMI

Monday, 28 August 2017

Un Jour Madiba M'a Dit par Rita Mestokosho

Je me suis étendue

Sur l’herbe mouillée
J’ai entendu le chant
De ma montagne dépouillée

J’ai rêvé d’un hiver été
Mon âme filait sur l’eau
Comme si j’allais partir
Pour un pays inconnu

Les hommes les femmes
Travaillaient fort
Étendue sur l’herbe mouillée
Une main rassurante s’est posée

Sur ma tête endormie 
J’ai ouvert les yeux
Nelson Mandela était là
Habillé de peaux et de colliers

 Il récitait un doux poème
Pour des enfants qui couraient
Il y avait cet Innu
Venu de très loin
Racontant qu’une montagne
Venait d’être dépouillée.
Il est comme ça mon grand père
Sa terre est rouge

Et il danse maintenant pour le soleil
Tout comme mon peuple il aime le soleil
Madiba est toujours là
Son rêve brille à travers mon hiver

Même si je ne le vois pas bien
Quand la neige tourbillonne
Mon cœur lui le voit
Son esprit est là tout proche de moi
  
  Je suis noir comme lui
Mon cœur est ravagé comme le tien
Je crois fort en la liberté d’aimer la différence
Je veux vivre encore et aimer encore
Pour lui
Pour moi
Mon petit-fils portera son nom
Ton petit-fils portera son nom   

Saturday, 5 August 2017

POUR KAGAME J'ACCUSE par Felix Oyosoro (Doctorant)

Jadis on se méfiait de lui, aujourd'hui il est cité comme l'un des leadeurs africains le plus sollicité ! En Afrique même, les intellectuels le citent comme exemple à copier. Dans son pays, il est presque adoré; il est tout simplement une doctrine, une philosophie voire une religion...
Ancien Rebel qui a pris la commande en 2000 du bateau de ce pays autre fois nommé Ruanda-Urundi et qui l'a tellement transformé au point où les plus anciennes villes telle: Mogadiscio (5e Siècle), Tripoli ( 7e siècle av. J.-C) , et Kano (7e); se tirent une révérence papale envers la nouvelle cité "digitalement" sophistiquée: Kigali!!! Et dans tout ça, on cite un homme, l'époux de Jeanette Nyiramongi.
Son Excellence Paul Kagame né le 23 Octobre 1957 à Nyarutovu, Rwanda. Il participe dans les prises de décision politique du Rwanda en tant que vice-président et ministre de la Défense de 1994 à 2000. Ensuite élu comme chef d'État il sera officiellement intronisé le 24 Mars 2000.
Ça fait donc 23ans ( depuis juillet 2004 à nos jours) que Kagame est impliqué dans les décisions politiques de haut niveau dans son pays! Et aujourd'hui s'il est élu (ce qui paraît le cas au vu des tendances), il siègera au pays des Amavubi pour un autre mandat de sept ans avec la possibilité de deux mandats de cinq ans. Donc, jusqu'en 2035 lorsqu'il aurait 78ans il se projette comme chef suprême avec siège à Kigali!!!
Ou est donc la différence entre Kagame, Biya, Mugabe et bientôt Bongo, Kabila, etc ? Mais l'ironie c'est que Kagame et un démocrate alors que ces autres là sont des dictateurs ! ! !

Tuesday, 20 June 2017

DECLARATION OF THE BISHOPS OF CAMEROON : Following the tragic death of His Exc. Mgr Jean Marie Benoît BALA, Bishop of Bafia

The Bishops of Cameroon met in an extraordinary General Assembly at the headquarters of the National Episcopal Conference in Mvolyé, Yaoundé, on Tuesday, June 13 2017. At the end of this assembly, the Bishops made the following declarations:

1. The Catholic Church in Cameroon is going through a difficult and delicate moment in its history and mission. Indeed, on the morning of Wednesday, May 31, 2017, the car of His Lordship, Bishop Jean Marie Benoît BALA, Bishop of Bafia, was in an abnormal parking position on the Bridge over Sanaga River, at Ebebda, in the direction of Bafia. The Bishop was said to be missing.
2. As soon as the disappearance of the Bishop was made public, civil, religious and administrative authorities went down to the scene. Following the indication of a strange found in the front seat of the car, next to his identity card and personal documents, the Fire brigade was ordered to search the body of the bishop in the river. The search continued till the morning of June 2, 2017 when the corpse of the Bishop was found by a fisherman few kilometres from the Ebebda bridge at a place called Tsang. The corpse was brought to the bank of the river by the elements of the defense force. The corpse was identified by His Excellency, Archbishop Piero Pieppo, Apostolic Nuncio to Cameroon, Archbishop Samuel Kleda, President of the National Episcopal Conference of Cameroon, and Archbishop Jean Mbarga of Yaoundé, in the presence of civil and administrative authorities, including the Governor of Central Region. The mortal remains were taken to Yaoundé General Hospital.
3. On Saturday, June 3, 2017, a death notice and a message of condolence were addressed to the faithful of the Diocese of Bafia and to the natural family of the deceased Bishop by the President of the National Episcopal Conference of Cameroon and the Archbishop of Yaoundé.
4. Up to this moment, the corpse is still under the custody of the judicial authorities who are investigating the circumstances, the exact cause and the perpetrator of this heinous and inadmissible crime.
 5. The tragic death of Bishop Jean Marie Benoît BALA has shocked and upset the People of God, all Cameroonians and international opinion. From the initial findings, we the Bishops of Cameroon, affirm that His lordship Jean Marie Benoît BALA did not commit suicide; he was brutally assassinated. This is one more murder, and one far too much.
6. We recall with sadness the murder of several pther prelates, members of clergy and consecrated persons, whose assassination, under similar circumstances, has never been explained up to this dau. We are thinking of his grace Archbishop Yves PLUMEY (Ngaoundéré - 1991), Rev. Father Joseph MBASSI (Yaoundé - 1988), Rev. Father Antony FONTEGH (Kumbo-1990), Rev. Sisters of Djoum (in 1992), Rev. Father Engelbert MVENG, just to name a few.
We strongly feel that the clergy in Cameroon are particularly persecuted by some obscure and devilish forces.
To the State of Cameroon,
7. We the The Bishops demand
- That all the circumstances and the motives of the assassination of the Bishop Bishop Jean Marie Benoît BALA be clarified and be made known.
- That the culprits be identified by name and be brought before the law in order that justice may take its course.
- That the State should assume its bounden duty of protecting human life and particularly the lives of the ecclesiastical Authorities. to protect human life, especially the ecclesiastical authorities.
- The Bishops also expect and await the official conclusion of the investigations.
 To the murderers,
The Bishops are praying for them and demand that they embark on a process of urgent and radical conversion.
To media men and women and users of social network:
8. The Bishops demand that they renounce falsehood, defamation and calumny. On the other hand, they recommend the respect for human dignity, truth, sense of decency, and discernment in the treatment of information
To all those who collaborated in the search of the missing Bishop, To all the population of Ebebda amd its suroundings: 
9. The Bishops thank them for sparing no effort in the search for the mortal remains of the Bishop, even at the risk of their own life.
To the faithful of the Diocese of Bafia,
To the natural family of Bishop Jean Marie Benoît BALA,
To all the People of God:
10. We say to you all: Be courageous, Christ has conquered the world (cf. Jn 16:33). The Bishops bear with you the grief of this sad disappearance. Let not your faith fail! Intensify you’re your effort in the Eucharist celebrations, in the praying for your Pastors and for peace and justice in our country.
11. May Virgin Mary, Queen of the Apostles, Our Lady of Sorrows, Patroness of Cameroon, accompany us in this difficult moment of trial.
Done at Yaounde, on 13 June 2017
For the Bishops of Cameroon
† Samuel KLEDA
Archbishop of Douala
President of the NCPC

Wednesday, 14 June 2017

DECLARATION DES EVEQUES DU CAMEROUN : Suite au décès tragique de Son Exc. Mgr Jean Marie Benoît BALA, Évêque de Bafia

 Les Evêques du Cameroun se sont réunis en Assemblée plénière extraordinaire au siège de la Conférence Episcopale Nationale à Mvolyé, le mardi 13 juin 2017. A l’issue de cette assemblée, les Evêques déclarent :
 
1/ L’Eglise catholique au Cameroun vit un moment difficile et délicat de son histoire et de sa mission. En effet, au matin du mercredi, le 31 mai 2017, la voiture de Monseigneur Jean Marie Benoît BALA, Evêque de Bafia, se trouvait en position de stationnement anormal sur le Pont de l’Enfance au lieu-dit Ebebda, en direction de Bafia. L’Evêque était porté disparu.
2/ Dès l’annonce de la disparition de l’Evêque, les autorités civiles et religieuses et les pouvoirs publics descendent sur les lieux. Orientés par un étrange message retrouvé sur le siège avant-droit de la voiture, à côté de sa carte d’identité nationale et d’autres pièces personnelles, ils ont donné l’ordre aux Sapeurs-Pompiers, d’entreprendre les recherches du corps de l’Evêque au fond du fleuve. Lesdites recherches continuent jusqu’au matin du vendredi, 2 juin 2017, où la dépouille de l’Evêque a été retrouvée par un pêcheur à quelques kilomètres du Pont de l’Enfance au lieu-dit Tsang et ramenée à la berge par les éléments des forces de défense. Le corps a été identifié par Nosseigneurs Piero PIOPPO, Nonce Apostolique au Cameroun, Samuel KLEDA, Président de la Conférence Épiscopale, Jean MBARGA Archevêque de Yaoundé, en présence des autorités civiles et administratives parmi lesquelles le Gouverneur de la Région du Centre. La dépouille mortelle a été conduite à l’Hôpital Général de Yaoundé. 
3/ Le samedi, 3 juin 2017, un avis de décès et un message de condoléances ont été adressés aux fils et filles du diocèse de Bafia et à la famille naturelle du défunt par le Président de la Conférence Épiscopale et l’Archevêque de Yaoundé.
4/ A l’heure actuelle, le corps est à la disposition des autorités judiciaires en vue de la recherche des circonstances, des causes exactes et des auteurs de ce crime odieux et inacceptable.
5/ La mort tragique de Mgr Jean Marie Benoît BALA a choqué et bouleversé le Peuple de Dieu, tous les Camerounais et l’opinion internationale. *Compte tenu des premiers constats, Nous, Evêques du Cameroun, affirmons que Mgr Jean Marie Benoît BALA ne s’est pas suicidé* ; *il a été brutalement assassiné. Voilà un meurtre de plus, et un de trop*.

6/ Nous avons le triste souvenir de plusieurs autres prélats, membres du clergé et personnes consacrées qui ont été assassinés dans les conditions non élucidées jusqu’à ce jour. Pensons notamment à Mgr Yves PLUMEY (Ngaoundéré - 1991), Abbé Joseph MBASSI (Yaoundé - 1988), Père Antony FONTEGH (Kumbo-1990), les Sœurs de Djoum (en 1992), Père Engelbert MVENG (Yaoundé – 1995), pour ne citer que ceux-là. 
*Nous avons le sentiment que le clergé au Cameroun est particulièrement persécuté par des forces obscures et diaboliques*. 
A l’Etat du Cameroun,
 7/ Les Evêques exigent que toute la lumière soit faite sur les circonstances et les mobiles de l’assassinat de Mgr  Jean Marie Benoît BALA.
*Que les coupables soient nommément identifiés et livrés à la Justice pour qu’ils soient jugés selon la loi*.
*Que l’Etat assume son devoir régalien de protection des vies humaines*, et notamment celle des Autorités ecclésiastiques. 
Les Evêques attendent en outre les conclusions officielles de l’enquête.
Aux meurtriers,
*Les Evêques prient pour eux et leur demandent de s’engager dans une démarche de conversion urgente et radicale*.
*Aux hommes de médias et aux utilisateurs des réseaux sociaux,
*8/ Les Evêques leur demandent de renoncer à la diffamation, aux mensonges, aux calomnies, et leur recommandent le respect de la dignité de la personne humaine, de la vérité, de la pudeur et du discernement dans le traitement de certaines informations*. 
A tous ceux qui se sont mobilisés,
Aux populations d’Ebebda et des environs,
9/ Les Évêques les remercient pour les efforts engagés dans la recherche du corps de l’Évêque bien souvent au risque de leur propre vie.
Aux fidèles du diocèse de Bafia, 
A la famille naturelle de Mgr Jean Marie Benoît BALA, 
A tout le Peuple de Dieu,
10/ Nous vous disons : gardez courage, le Christ a vaincu le monde (cf. Jn 16, 33). Vos Pasteurs portent avec vous la douleur de cette triste disparition. Que votre foi ne défaille pas. Puisez les forces nécessaires dans les célébrations eucharistiques, les prières aux suffrages de vos défunts Pasteurs et aussi pour la paix et la justice dans notre pays.
11/ Que la Vierge Marie, Reine des Apôtres, Notre Dame des Douleurs, Patronne du Cameroun, nous accompagne dans cette dure épreuve.

Fait à Yaoundé, le 13 juin 2017
Pour les Évêques du Cameroun
† Samuel KLEDA
Archevêque de Douala
Président de la CENC

Monday, 5 June 2017

Innu: Ton Peuple Sera Mon Peuple Et Ton Dieu Mon Dieu

« Ruth répondit: Ne me presse pas de te laisser, de retourner loin de toi ! Où tu iras j`irai, où tu demeureras je demeurerai ; ton peuple sera mon peuple, et ton Dieu sera mon Dieu. » Ruth 1,16.


Prendre la parole ici aujourd'hui n’est pas seulement, pour moi, un honneur mais un privilège. C’est autant plus signifiant, pour moi aujourd'hui étant donné qu’il y a 50 ans ce jour-même, un 30 Mai, 1967, mon peuple a décidé de prendre son destin en main. Une démarche qui a conduit à une guerre civile qui a duré plus de trois ans, précipitant plus d’un million des pauvres gens à une mort précoce. Aujourd'hui, après 50 ans, on n’a pas encore fini de pleurer des morts et le fossé culturel créé par ce type de dialogue des sourds.
Vous pouvez donc imaginer ma joie de constater, à mon arrivée au Canada, il y a trois ans, que les gens d’ici ont accepté de mettre fin à l’histoire malheureuse des rencontres entre les peuples de la Première Nation et les restes des Canadiens. 
En réalité, je ne savais pas ce à quoi je m’attendais à mon arrivé dans le territoire innu. Mais ce que je peux vous affirmer et que je n’ai cesserais jamais de crier très haut est que mon contact avec le peuple innu m’a transformé non seulement d’une manière socio-spirituelle mais aussi psycho-anthropologique.

Saturday, 1 April 2017

We are the Church: The Pastoral Decision of a Church in the Era of Laity Empowerment

 The story of Oblates in Canada cannot be told without talking about our presence among the First Nation communities. As a matter of fact, four years after the arrival of the Oblates in Canada in 1841, Fr Pierre FISET, visited Sept-Îles, in the Northern Coast of Quebec, to meet the Innu First Nations people. Five years later, in 1850, the Oblates were charged with all the First Nation missions of the Northern Coast of Quebec, from Tadoussac to Labrador. This mission grew with time, drawing many Oblates, both Brothers and priests, to all the nooks and crannies of the vast territory of

Saturday, 4 March 2017

Retour à la Case Départ: Quand une Vacance Devient Pèlerinage

Le 27 Décembre 2016 je suis parti en mission-vacances dans ma province oblate d’appartenance et dans mon pays. Ayant fêté mon deuxième anniversaire de présence au Canada, le 21 décembre dernier, j’ai profité de l’occasion du temps des Fêtes de la fin d’année 2016 et du début de l’an 2017 pour passer un temps dans ma famille biologique ainsi que dans ma province oblate d’appartenance, le Cameroun. 
La dernière fois que j’avais passé un temps des fêtes dans ma famille biologique date de 2003, l’année que j’ai débuté mon cheminement avec les Oblats. Et ma dernière participation à l’assemblée provinciale au Cameroun date du 2010, lors de mon stage canonique. 
Parti de Montréal le 27 décembre, je suis arrivé dans ma famille, à l’est du Nigeria, le 30 décembre 2016. C’était une immense joie de retrouver les miens rassemblés pour les fêtes de la fin d’année. Passant alors d’une fête à l’autre et d’une réunion familiale à l’autre, nous avons pu voir arriver en beauté l’année 2017. Mais mon premier séjour en famille, fut de courte durée car j’ai dû partir dès le 3 janvier pour l’assemblée provinciale. 
Passant par les endroits que le groupe terroriste nigérian Boko-Haram avait déjà occupé, nous sommes arrivés à Maroua, la capitale à l’extrême-nord du Cameroun, le matin de la deuxième journée de notre voyage. Les retrouvailles furent spectaculaires car il y avait des confrères que je n’avais pas revu depuis presqu’une décennie et d’autres que je n’avais jamais rencontré.  
Pendant cinq jours, la famille mazenodienne, Oblats et les associé(e)s s’est penché pour scruter de plus près, ce que fut l’élan initial et les motivations de nos pères fondateurs, venant de la France, pour se lancer à l’aventure de ce côté de notre monde. Ces cinq jours nous ont donc permis non seulement de marcher sur leurs traces mais aussi d’évaluer ce qui reste de leurs présences au Cameroun, Tchad et Nigeria après 70 ans. 
L’assemblée achevée, je me suis mis en route, en bon pèlerin sur mes anciennes traces au Cameroun. Je suis allé, dès le lendemain, rencontrer nos 12 jeunes du Pré-noviciat à Mokolo, (une zone rouge de l’extrême-nord). Une soirée passée au milieu de ces jeunes, venant du Nigeria, du Tchad et du Cameroun m’a rappelé mes premiers pas avec les Oblats et mes balbutiements en langue française. 
Parti du Pré-noviciat, je me suis rendu à notre scolasticat international de Yaoundé. Une visite dans cette maison où l’esprit vibre et des idées se bousculent du pôle de la philosophie à celui de la théologie ne peut que rappeler à chaque visiteur ces années glorieuses de la spéculation et du début des rêves missionnaires. Au bout de ces trois jours au milieu de cette communauté composée des jeunes scolastiques et de leurs formateurs issus d’une dizaine des pays, a réveillé encore en moi un désir ardent pour la mission ainsi que pour les études. 
Du Scolasticat, je me suis rendu au Noviciat. C’est franchement là que j’ai vécu une rencontre plus approfondie. À mon arrivée, le maître de novice, qui fut aussi mon maître de novice et mon supérieur du scolasticat, m’a confié toute une matinée pour partager mon expérience missionnaire avec les jeunes. Nous avons donc pris de 8h30 à midi pour revoir ce qui fut mon expérience de la formation première et ce que je vis aujourd'hui comme missionnaire dans un contexte différent de celui de mes origines. Ce fut une rencontre édifiante pour les jeunes et surtout pour moi, qui grâce à leur curiosité, ai pu revoir toute mon expérience comme Oblat de Marie Immaculée. 
Et la fin de ces visites des maisons de formation, j’ai senti avoir fait de ce temps de vacance un vrai pèlerinage.