Friday, 23 December 2016

MESSAGE DE NOËL 2016 DE LA CONFÉRENCE ÉPISCOPALE DU TCHAD : Debout ! Le Seigneur Vient !

Jean-Claude BOUCHARD, évêque de Pala, président de la CET

DJITANGAR GOETBE Edmond, archevêque de N’Djamena et administrateur apostolique de Sarh

Miguel SEBASTIAN, évêque de Laï et administrateur apostolique de Doba

Rosario Pio RAMOLO, évêque de Goré

Joachim KOURALEYO TAROUNGA, évêque de Moundou

Henri COUDRAY, vicaire apostolique de Mongo

Martin WAINGUE, évêque élu de Doba

Debout ! Le Seigneur vient !

« Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière ;

et sur les habitants du pays de l’ombre, une lumière a resplendi …

Car le joug qui pesait sur lui, la barre qui meurtrissait son épaule,

le bâton du tyran, tu les as brisés » (Is 9,1.3).

Chers frères et sœurs dans le Christ,
Hommes et femmes de bonne volonté !

  1. L’Année Sainte de la Miséricorde que nous avons  vécue nous a permis  de découvrir à quel point Dieu aime l’homme, prend soin de lui et désire qu’il se convertisse et qu’il vive. Nous avons aussi pris conscience de notre responsabilité vis-à-vis du prochain que nous sommes appelés à aimer. La Fête de Noël est la célébration de cet amour miséricordieux de Dieu qui se manifeste  pour nous  et pour notre salut à travers la venue de son Fils Jésus dans notre monde. Elle doit donc être, au dire de l’ange, un moment  de « grande joie pour tout le peuple » (Lc 2, 10).  Mais dans notre pays saturé de mauvaises nouvelles, comment accueillir cette Bonne Nouvelle ?

2. Le contexte sociopolitique et économique dans lequel nous allons célébrer cette fête est malheureusement marqué par d’importants sujets d’inquiétude. Nous notons en premier lieu la controverse née autour de la gestion  des élections présidentielles, le non versement des salaires et les mesures d’austérité prises par le gouvernement pour juguler la crise économique et financière. Mais il y a aussi les conflits intercommunautaires, en particulier les conflits sanglants entre éleveurs et agriculteurs, qui continuent à causer des pertes humaines et matérielles  dans les familles.

3. Notre mission de pasteurs nous met en contact permanent avec le peuple et nous sommes témoins de ce qu’il vit quotidiennement. C’est pourquoi nous ne pouvons pas taire ce que nous voyons et entendons et passer sous silence les souffrances et l’état de désespérance de nos populations. Mais notre message de Noël de cette année  se veut surtout un message d’espérance et un appel à tout faire pour sortir notre pays de la crise actuelle, qui menace gravement la paix sociale et compromet sérieusement son avenir. Ce message est donc aussi un appel à la conversion des cœurs car nous n’avons pas le droit, pour quelque raison que ce soit, de renoncer à vouloir le bonheur de tous les citoyens, en particulier des jeunes qui voient leur avenir compromis, sinon complètement fermé.

Tuesday, 13 December 2016

À Qui Parlait Justin Trudeau à Antananarivo ?

XmasPlus on croit que les politiciens occidentaux sont sages, plus ils vous surprennent avec leur sortie coloniale, dominatrice et maladroite, indépendamment de leur parcours politique. Pourquoi semblent-ils perdre le contrôle une fois leur avion se pose sur certains continents ? En effet, on peut pardonner Nicolas Sarkozy et ses semblables qui, pour des raisons historiques, croient aveuglement à la perpétuité de lhégémonie européenne au point de penser que l’Afrique n’est même pas encore entrée dans lhistoire, mais quand cest Barack Obama et Justin Trudeau, on reste madagascar_manifestation191116_0sur sa faim. En les écoutant, on a envie de se demander ce qu’éloignent les Occidentaux des vrais problèmes africains. Depuis, lAntiquité, l’Afrique a toujours été cette terre moins connue, mais la plus «comprise» de tous. Tout le monde se permet de sy prononcer à tort et à raison. Pour parler de la Côte-Nord, on cherchera un spécialiste, mais quant à lAfrique, il suffit de trouver n’importe quel touriste qui aurait été une semaine à Bobo-Dioulasso. Doit-on penser que les chefs dÉtat occidentaux se basent aussi sur des tels informateurs

Tuesday, 6 December 2016

Igbo Catechism Booklet, an Outdated Handbook or a Backward Church?

15327821_1376751395682713_540566824_n(2)Last week I questionned the methodology of our «Katikizim Nke Okwukwe Nzuko Katolik N’Asusu Igbo» and I was told it has been upgraded. But from all indications, it was only furbished and nothing more. Now that I have the copy of the latest edition in my hand, I'm beginning to think that this Catechism that is based on a 19th Century methodology (more than 100 years now) is everything except adapted to the pastoral exigencies of today. It cannot in anyway validly communicate the Faith of the Church. I really do not believe in anyway that this method repeated from the inception of Christianity in Nigeria has its place today. I surely do not doubt the fact that this method was very effective at its time but no longer in our generation. In which discipline, has a 100 years teaching methodology has not changed if not our Catechism classes? I am convinced that this is a wrong approach to evangelization.

To buttress my point, let us examine two questions of this booklet today: Questions 87 and 88. The question 87 goes thus: “Gini mere i ji ekwu na Vejin Maria bu Nne nke Chukwu?” – Why do you say that Virgin Mary is the Mother of God? The second question asks: “Kowakene nke a nke Oma” - Explain it well

15328227_1376751405682712_1463601379_nThe beautiful answer to the first question is:

“ihe m ji ekwu na Vejin Maria bu Nne kne Chukwu bu: na Jeso Kristi adighi pesin abua kama O bu so otu pesin. N’ihi nke a, Vegin Maria bu Nne otu pesin bu Jeso Kristi” – Why I say that Virgin Mary is the Mother of God is: Jesus Christ is not two persons but one person. Because of this, Virgin Mary is the mother of one person who is Jesus Christ.

Just imagine a kid of 12 years memorizing this? What does he or she understand by one person? Does it mean “otu mmadu” or “otu onye”? Why is “pesin” used and not “mmadu or onye”? That’s not even my major preoccupation here but the fact that even those who proposed this are aware that it is not a clear answer. And that is why they go further to ask: “explain it well”.

And instead of explaining it at all, they went further to create the greatest confusion ever. Let's look at what is called explanation to the question Kowakene nke a nke oma”15328227_1376751405682712_1463601379_n

“Pesin nke abuo n’ato n’ime Otu Di Ngozi bu okwu nke Chukwu ghoro mmadu site n’iwere udi nke mmadu ka O buru nke Ya. O bia welite omumu nke Ya bu Pesin nke abuo n’ime Ato N’Otu Di Ngozi bu Jeso Kristi. O bu Ya ka Vejin Maria bu Nne Ya. N’ihi nke a ka Vejin Maria ji buru Nne nke Chukwu.”

– The second Person of the Holy Trinity is the Word of God that became human by taking the human form to be his (that took the human form). This exalted the birth of the Second Person of the Holy Trinity who is Jesus Christ. It is He who the Virgin Mary is the Mother. Therefore, Virgin Mary is the Mother of God.

What on earth does this mean in a plain English? Is this what is expected of primary school pupils to learn to understand the Faith of the Church? Of course, they can't understand it and neither do I believe that their teachers do.

I think, Nigerian Church ought to examine the context in which this booklet was proposed to understand at what age were our grand fathers preparing for their baptism? I am certain that it was surely not at their tender age like today, if not, even them would not have understood it in those olden days.

Wednesday, 2 November 2016

Ainsi Parlait Jesuthoustra par Alison OMI

L

 

Image Copyright: Associated linkorsque Jesuthoustra a atteint ses trente années, il quitta sa vie privée et l’atelier de son père et s’en alla au Lac Jourdain. Là il rencontra un monsieur vêtu d’un vêtement de poils de chameau et avec une ceinture du cuir au rein, et qui se nourrissait de sauterelles et du miel sauvage. Là il se fit baptiser, presque contre la volonté de celui qui s’appelait la voix qui crie au désert, – comme s’il en avait besoin – avant d’être catapulté au désert. Il y demeura quarante jours et quarante nuits où il resta avec des bêtes sauvages et fut servi par les anges. Cependant, il ne mangea rien durant ces jours-là, et, après qu'ils furent écoulés, il eut faim. Et enfin, son temps arriva – et un matin, se levant avec l’aurore, l’adversaire de ses frères s’est présenté devant lui et lui parla ainsi :

«Ô grand maître, toi qui es dit Fils bien-aimé de Dieu et en qui sont père a mis son affection. Qu’est-ce que tu désireras avoir pour accomplir quelques petites tâches que je te présenterai ?

Depuis quarante jours et quarante nuits tu as été abandonné ici, au milieu des bêtes sauvages et ces êtres dits Anges, pourtant tu as été présenté par Jean comme celui qui supprime (canceller) les péchés du Monde. Voilà ! Je suis plein de pitié pour toi, pauvre Jesuthoustra. Vu que tu as été abandonné par ton père, je vais devoir t’aider.  J’aurais te donner à manger et à boire (toi qui aimait manger et boire) jusqu’à ce que tu sois emporté par l’ivresse et rassasié de bon repas, mais comme tu te dis Fils de Dieu, ordonne à cette pierre qu'elle devienne du pain».

Tuesday, 1 November 2016

Les Béatitudes De François par Alison O.M.I

V

 

oyant l’état de la société d’aujourd’hui, Le Pape François, prenant le vol, il s’esthttps://si.wsj.net/public/resources/images/BN-GM106_0116PO_P_20150116081744.jpg rendu à Malmö, Suède. À son arrivé, il participa à une rencontre inédite, (en tant que Pape), une Commémoration Œcuménique de la Journée de la Reformation, où il pria avec nos frères de longtemps séparés et puis, il proclama une déclaration conjointe de « défendre et servir la dignité de chaque personne ».

Ensuite, le lendemain de cette journée historique, ses frères catholiques suédois se sont réunis autour de lui pour la célébration de la Toussaint et il monta sur pupitre et se mets à leur enseigner :  

·        « Heureux ceux qui supportent avec foi les maux que d’autres leur infligent et pardonnent du fond du cœur ».

·        « Heureux ceux qui regardent dans les yeux les rejetés et les marginalisés en leur manifestant de la proximité ».

·        « Heureux ceux qui reconnaissent Dieu dans chaque personne et luttent pour que d’autres le découvrent aussi ».

·        « Heureux ceux qui protègent et prennent soin de la maison commune ».

·        « Heureux ceux qui renoncent à leur propre bien-être pour le bien d’autrui ».

·        « Heureux ceux qui prient et travaillent pour la pleine communion des chrétiens… ».

Ils sont tous messagers de la miséricorde et de la tendresse de Dieu, et ils recevront certainement de lui la récompense méritée.

The Beatitudes of Pope Francis by Alison O.M.I

When he saw the dilapidated situation of our society today, Pope Francis took a flight to Malmo in Sweden. On his arrival, he participated in an unprecedented event, (for a Pope), an Ecumenical Commemoration of Reformation Day, where he prayed with our long-time separated brethren and signed a memorandum of understanding to work together for Peace and Justice.
And after he has done that, his brethren gathered with him on a Holy Eucharistic celebration of All Saints, he then went up to the pulpit and began to teach them:  
  • “Blessed are those who remain faithful while enduring evils inflicted on them by others and forgive them from their heart.
  • “Blessed are those who look into the eyes of the abandoned and marginalized and show them their closeness’
  • “Blessed are those who see God in every person and strive to make others also discover him.
  • “Blessed are those who protect and care for our common home.
  • “Blessed are those who renounce their own comfort in order to help others.
  • “Blessed are those who pray and work for full communion between Christians.”
“All these are messengers of God’s mercy and tenderness,” [and] “Surely will receive from him their merited reward.”

Thursday, 20 October 2016

L'Innu(e), Une Langue ou Un Peuple?

Pourquoi apprendre d'autres langues? Jusqu'où pouvons-nous comprendre les autres sans comprendre leurs langues? À quoi sers l'apprentissage de notre langue maternelle et celles des autres?

Partir de la langue innue pour montrer comment une manière d'exprimer d'un peuple peut être étroitement liée à leur manière de se dire.

Aueshish-Innu-aimunLors de mes études à Rome, on s’amusait de ceux qui ne voyaient pas la nécessité d’apprendre les langues étrangères, sur prétexte que ce n’est pas toujours nécessaire.  Quand on se demandait, par exemple, comment on appelle ceux qui parlent deux et trois langues ? Tout le monde répondait bilingues et polyglottes mais quant à ceux qui ne parlent qu’une seule langue on disait qu’ils sont Américains (sic).DSC_0143 Bien sûr on faisait allusion à quelques étudiants américains qui ne voyaient pas l’utilité d’apprendre l’italien qui leur servait peu. En ce temps, j’étais aussi parmi ceux qui pensaient que le but d’une langue n’était que pour la communication interpersonnelle. Cependant, aujourd'hui, je commence à mettre en doute cette manière simpliste de voir la langue.  

Grandissant, j’ai dû d’abord apprendre à m’exprimer en ma langue maternelle, l’Igbo. Parti à l’école, j’ai appris l’anglais qui est la langue officielle de mon pays, le Nigeria. Pour ma formation missionnaire, j’ai aussi appris, d’abord le français, et puis l’italien ainsi qu’un peu d’espagnol. Mais ce qui est étonnant c’est qu’au cours de toutes ces années, je n’avais jamais bien compris que la langue n’était pas seulement un outil servant à communiquer entre les personnes. Peut-être parce que toutes ces langues, ma langue maternelle d’une manière partielle y compris, ont leurs grammaires construites à partir du latin et du grecque. Cependant, mon contact avec la langue innue m’a amené à me rendre compte du peu de connaissances que j’avais de ce que c'est qu’une langue.

Wednesday, 12 October 2016

L’origine de la crise d’autorité des leaders religieux by Ali C. Nnaemeka, OMI

Depuis quelques décennies, toutes les institutions religieuses, surtout en Occident, s’interrogent sur l’absence des jeunes dans leurs activités. Plusieurs hypothèses sont avancées parmi lesquelles deux sont plus évoquées. La première hypothèse soutient que les jeunes d’aujourd’hui sont moins religieux et la deuxième postule qu’ils sont moins attirés par la manière dont les célébrations sont organisées. Ce qui est vraie c’est qu’il y a une ligne droite entre les deux. S’il semble que les jeunes sont moins intéressés à la religion, ce n’est peut-être pas parce qu’ils sont moins DSC_0198religieux mais parce qu’ils se sentent étrangers dans les milieux religieux. Et la raison de leur indignation n’est pas seulement liée à nos célébrations mais tient peut-être plus au modèle de leadership de nos institutions. Raison pour laquelle nous voudrions examiner l’origine de ce fléau.

La société nous a toujours fait croire, à tort, que pour être un bon leader, il faut être fort. Cette idéologie a fait naître des monstres au nom de leaders. Et comme le pouvoir, vu dans cette optique, n’est jamais assez, ces leaders, comme des bons princes machiavels, se sont livrés à amasser autant de pouvoir que possible, au détriment de leurs sujets. Au début de l’ère Chrétienne ce modèle du leadership n’était que le propre de la société séculière ce qui faisait que seulement les empereurs et les rois qui se rivalisaient afin de mesurer leur pouvoir.

Les leaders religieux, quant à eux, avaient une autre perception du leadership. Pour eux, ab initio, le modèle de leadership était celui du serviteur. Pour des leaders chrétiens, par exemple, le modèle du leadership était celui du berger ou pasteur dépeint comme le serviteur souffrant. Ce modèle de leadership était choisi non parce qu’ils aimaient la souffrance mais parce qu’ils savaient que pour leur maître, le pouvoir d’un leader ne vient pas de sa force mais plutôt de sa capacité d’être charismatique et visionnaire.

DSC_0223Ce modèle du leadership chrétien n’a malheureusement pas résisté au piège de l’époque médiévale, car les pasteurs se sont rapidement mis à imiter les princes et les empereurs ; ils ont adapté le style de vie des princes et des empereurs. Et ce modèle, une fois entré dans le fonctionnement des communautés et sociétés religieuses, a totalement changé le rôle et l’image des pasteurs. Ils se sont transformés de ceux qui servent à ceux qui se font servir. Ou de missionnaires en curés, pour utiliser une expression qui m’est chère. Et après avoir goûté au pouvoir inspiré non pas par le charisme et la vision, mais plutôt par la force, ils y sont restés pour plusieurs siècles. Et de génération en génération, ils ont continué à transférer ce savoir-faire jusqu'à ce que la société se soit finalement rendu compte de cette vulnérabilité masquée dernière la religion, et tout d’un coup, comme un tonnerre, les gens ont commencé à déserter les lieux dits religieux. Les leaders religieux, ainsi livrés à eux-mêmes et à la recherche d’un royaume perdu, étaient démasqués et ainsi a commencé la crise de leur autorité.

Et jusqu'à aujourd'hui, au lieu d’accepter cet « échec heureux », beaucoup continue toujours à rêver de retourner à un modèle qui n’a jamais été le leur. Ont-ils peur de redevenir humains ? La société les a-t-elle trop longtemps placés sur un faux piédestal et habillés sur un régal emprunté qu’ils ont oublié leur vraie nature ? Peut-être l’heure a-t-elle sonné pour que les pasteurs redeviennent humains. Peut-être que la société, surtout les jeunes générations ne veulent plus des « super-humains » comme leurs pasteurs. Ils veulent peut-être des personnes, aussi faibles qu’elles soient, pourvu qu’elles soient vraies, visionnaires et charismatiques. Ils veulent avoir cette possibilité de les regarder directement dans les yeux et de leur dire que leurs célébrations n’étaient pas à la hauteur ; ils veulent leur dire ce qu’ils apprécient dans leur manière de diriger la communauté ainsi que ce qui leur déplaît. Bref, le problème n’est peut-être pas celui de la jeune génération ; il n’est peut-être non plus celui des communautés chrétiennes. Aux pasteurs donc de chercher d’où vient la chute de l’autorité des pasteurs.

 Ali C. Nnaemeka, omi (mekaalison@gmail.com) ''The truth might be hard to say, painful to bear or even drastic for the truth sayer but still needed to be said''. Alisonomi.

 

Sunday, 9 October 2016

L’amour de ma vie s’est envolé vers le Seigneur

 Une oraison funèbre lu par ALI Nnaemeka, OMI, aux funérailles de Mme Theresa Mamah, le 9 Octobre, 2015.


 Engravé sur mon cœur est, et toujours restera, ce soir-là, que j’ai reçu la nouvelle de ton départ solennel et inattendu. C’était d’abord comme une blague ou une joke (comme on dit au Québec). Et puis, je le sentie comme un tonnerre, et comme un enfant, j’étais tellement confus que je ne savais plus quelle langue j’attendais. C’était seulement quand mon grand frère a pris le téléphone pour confirmer ma peur que j’ai su que c’était loin de blague. 
Hypnotisé, j’étais si déconcerté que je ne savais pas si je devrais rire ou crier fort. Je souhaitais, en réalité, d’être en plein milieu d’un rêve. Et tout d’un coup, je me suis rendu compte que l’amour de ma vie s’est vraiment envolé vers Le Monde où nous ne vieilliront jamais.
Maman, tu auras voulu que nous ne pleurions pas ton départ précoce, mais qui, a notre place, restera indifférent ? Qui supportera la perte d’une icône comme toi et rester non perturbé ? Qui sera désormais cette mère, cette mamie, nièce, sœur, amie, etc., exemplaire que tu étais ? Tu ne nous laisse sûrement pas seuls, mais tu seras toujours irremplaçable et aussi inoubliable.
Tu sais bien que le moment préféré de ma vie est mon temps des vacances, et ce n’était jamais seulement à cause des vacances mais parce que tu étais toujours là, avec ton sourire accueillant et plein d’amour. Tu n’étais jamais prise au dépourvu car tu étais toujours là pour accueillir chacun de nous avec nos plats préférés. Et toujours, avec ton regard expressif et plein d’amour, tu nous demandais si nous étions rassasiés ?
Maman, ta relation personnelle et impartiale avec chacun de nous, nous manquera à jamais. Tu ne le savais sûrement pas mais ta relation profonde avec chacun de nous faisait que chacun se sentais le bien-aimé. Impossible de savoir qui au fond venait avant qui dans ton cœur de maman. Une maman qui nous encourageait et nous réprimandait toujours avec amour.
Tes petits enfants étaient toujours plus à l'aise avec toi que leurs propres mères. Ils trouvaient toujours l’occasion pour rester avec toi.
Tu étais, pour tous ceux qui te connaissaient, une grande inspiration et pour les personnes en difficulté, une voix réconfortante. Maman, si ce n’était pas pour notre foi à la résurrection, nous notre monde saura été effondré.
Mais, même si je sais que tout n’est pas fini, je ne peux pas ignorer qu’il y a une chose qui ne sera jamais la même. Mon nom NNAEMEKA (Dieu a bien fait) qu’il n’y avait que toi qui savais comment le faire prendre chair, à chaque fois que tu le prononçais, va pour toujours perdre une telle sensation.
Ladode (Adieu), Maman Bene ! Tu es désormais notre ambassadrice !
ALI C. Nnaemeka, OMI

Ali C. Nnaemeka, omi (mekaalison@gmail.com) ''The truth might be hard to say, painful to bear or even drastic for the truth sayer but still needed to be said''. Alisonomi.

Saturday, 20 August 2016

Le Chef Innu d'Ekuanitshit (Mingan), M. Jean-Charles Pietacho répond à M. Michel Hébert qui s'est permis de s'en prendre à son peuple

Pour ceux qui se rappellent encore, M. Michel Hébert, chroniqueur et blogueur, s'en est pris à chef Innu d'Ekuanitshit, dans une publication faite, le 20 Juillet, 2016, sur le Journal de Quebec, sur ce qu'il appelait des «Cocasseries estivales...». Dans ces propos hautains, il se permettait d'attaquer la communauté d'Ekuanitshit du tous fronts, allant des leurs cultures et traditions à leurs investissements.  
Le Chef Pietacho, dans son attitude docile mais non assujettie l'a promis de répondre au temps venu. Dans ce post sur sa page Facebook, il revient largement sur les propos déplacés du M. Hébert. Voici ce qu'il a à lui dire. 
 
La région de la Minganie (élus Québécois et Chefs Innus) ne veut pas de l’industrialisation de l’île d’Anticosti et surtout d’exploration et ultimement de l’exploitation des hydrocarbures. En tant que Chef des Innus de Ekuanitshit, cela fait depuis 2011 que j’interviens directement avec les autorités politiques du Québec pour faire valoir notre positionnement. Je le répète aujourd’hui « Quand il y aura des forages à Anticosti, on sera là et pas seuls car les élus de la Minganie sont solidaires de toute démarche de démonstration politique !»

Sunday, 19 June 2016

UNE JOURNEE DE RETRAITE PAS COMME LES AUTRES

RetraiteRien n’est plus agréable que de pouvoir rejoindre plusieurs objectifs en une seule occasion. C’est le moins qu’on puisse dire de ce que nous avons vécu aujourd'hui, le 18 Juin, 2016. Les jeunes Cayens et Cayennes du Havre St Pierre qui se préparent à vivre le sacrement de la confirmation sont venus passer une journée de retraite à la communauté Innue d’Ekuanitshit (Mingan).
En compagnie des leurs parents, de leurs catéchètes et de leur curé, ces jeunes de la paroisse du Havre Saint-Pierre sont venus terminer leur préparation pour le sacrement de la confirmation. Ce groupe d’une trentaine de Cayens est arrivé à la paroisse Saint-Georges d’Ekuanitshit vers 9h30 du matin.

Monday, 13 June 2016

Mon arrière-grand-mère était une princesse Cherokee

Lundi passé, nous avons publié un article sur le projet IMG_1974des femmes autochtones qui révolutionnera le Septième art. Dans ladite publication, nous avons souligné qu’un groupe de femmes autochtones veulent démontrer, à travers une série documentaire, La Princesse, que le visage de la princesse indienne tel que Hollywood nous la présente n’est non seulement fausse mais raciste. La Princesse est réalisée par Angie-Pepper O’Bomsawin et diffusée par APTN, (Aboriginal Peoples Télévision Network). A travers cette série, ces braves dames veulent déconstruire toutes les légendes dérogatoires inventées par le cinéma occidental au détriment du peuple autochtone. IMG_1972
Le premier épisode de la Princesse s’intitule « Mon arrière-grand-mère était une princesse Cherokee ». Dans cet épisode, la série pose certaines questions fondamentales. Elle demande ce que « être belle » signifie dans la culture autochtone.  Et puis, quels sont les canons de la beauté pour le peuple autochtone ?  Et, enfin, si réellement le personnage de la Princesse indienne a même existé ? Est-ce que la beauté est le critère nécessaire pour être princesse dans la culture autochtone ? Pour répondre à ces questions, la série se concentre surtout sur le personnage de Pocahontas.
Nous avons aussi présenté brièvement ce personnage énigmatique dans notre publication du 8 Juin 2016. Et selon ce que nous avons constaté dans les films

Wednesday, 8 June 2016

Pocahontas: La Princesse Indienne ou La Belle Sauvage?

Pocahontas.htmL’une des légendes la plus connue sur les amérindiens est celle de Pocahontas. Pocahontas est un personnage énigmatique qui a fait bouger le monde du septième art et qui étais, pour longtemps, présenté comme une figure emblématique des femmes autochtones. Elle est l’un des personnages légendaires le plus connu mais aussi le plus contesté de l’histoire de la rencontre entre les anglais et le peuple autochtone.
Pour certains, elle représente la beauté autochtone, d’où vient le nom La Princess indienne. Alors que pour certains autres, elle est une figure de la réussite coloniale. Pour ces derniers, elle a servi à démontrer la possibilité d’un investissement anglais auprès des sauvages (des premières nations), d’où dérive le nom « La Belle Sauvage ».
POcahontas 4Pourtant, pour le commun des mortels, elle est une fierté autochtone. Beaucoup des jeunes autochtones, en fait, voient en elle une idole. Avec sa capacité d’aventures comme Le Disney World nous la présente dans le dessin animé portant son nom « Pocahontas I et II », on a réussi à convaincre beaucoup des jeunes gens qu’il faut pratiquement être Pocahontas pour être une autochtone réussite. Ce film, avec beaucoup d’autres de son genre, ont fini par créer un mauvais stéréotype des Princess indiennes.
Aujourd'hui, par contre, beaucoup des femmes autochtones pensent, justement et heureusement, qu’il

Monday, 6 June 2016

Les femmes autochtones veulent révolutionner le Septième Art

JohannePour les amateurs du Septième Art, voici une série qui va révolutionner votre vision du monde. Depuis quelques moments, les médias sociaux nous bombardent avec des images et des nouvelles stéréotypées du peuple autochtone en général et des femmes autochtones en particulier. Le moment est donc venu pour changer ces données.
Un groupe des femmes autochtones a décidé de faire révolutionner, non seulement ce que les médias canadiens nous dit des femmes autochtones, mais aussi de démentir les réalisateurs Hollywoodiens. Elles ont compris un proverbe africain qui dit :« tant que l'histoire de chasse sera racontée seulement par les chasseurs, la défaite sera toujours celle du lion. ».
Johanne.3Sonia Bonspille-Boileau a entrepris, avec quelques femmes autochtones et en collaboration avec APTN, (Aboriginal Peoples Télévision Network), de donner la parole aux autres femmes autochtones pour raconter leur propre histoire selon qu'elles vivent. Cette série documentaire intitulée, « Des Princesses pas comme les autres » débutera demain, le 7 Juin, 2016 sur le chaîne APTN, à 20h00, (Est) et aura comme but de présenter une autre image des femmes autochtones. Elle présentera des "femmes fortes, éloquentes et déterminées à

Tuesday, 31 May 2016

L’histoire du Québec à travers la vie des communautés religieuses

DSC_0961Pour mieux comprendre l’histoire du Québec, il serait intéressant de chercher à savoir pourquoi l’écrivain français Paul Claudel l’appelait le « Tibet du Catholicisme ». En effet, un regard rétrospectif sur le développement de la ville de Montréal, par exemple, l’explique parfaitement.  Pour les anciens, ces réalités vont de soi, mais pour la génération post-révolution-tranquille, Québec semble une nation qui a toujours était laïque, pour ne pas dire anticléricale.
DSC_0893Il y a un proverbe africain qui dit : « en regardant un vieillard, on a l’impression qu’il n’a jamais été enfant ». Si la société québécoise semble avoir mis la religion en seconde place aujourd'hui, cela n’a pas toujours été ainsi. Le développement de chacune de ses villes est directement ou indirectement lié aux communautés religieuses qui se sont données corps et âme pour construire une société digne du peuple québécois. Il suffit seulement de regarder l’histoire des

Monday, 30 May 2016

Que sait-on de la 12ème édition des journées Africaines ?

13321666_1754294781480082_8293921291775716978_nLa 12ème édition des Journées Africaines a eu lieu du 28 au 29 Mai, 2016. Cette 12ème édition intitulée « tous ensemble » s’est focalisée sur la richesse des valeurs africaines, la paix, le respect et la solidarité. Elle était organisée dans le cadre de la journée mondial de l’Afrique qui a lieu le 25 Mai de chaque année.
En effet, l’histoire de la journée mondiale africaine nous renvoi au 25 Mai, 1963 quand l’OUA (l’Organisation d’Union Africaine) et l’ancêtre de l'UA (l’Union Africaine), a été formé pour remplacer l’ancien Union des États Africains. Pour souligner cette13321690_1753904078185819_2118628098337289355_n journée historique qui marque le premier rapprochement de plusieurs pays Africains, le 25 Mai a été consacré aux événements qui promeuvent la culture et la solidarité africaine.
À Montréal, deux jours sont consacrés à la journée Africaine dont cette année marque la 12ème édition. Elle a eu lieu du 28 au 29 Mai, 2016. Cette édition était organisée par une dizaine de groupes et associations du réseau du Centre Afrika, à l’Ecomusée du fier monde, rue Amherst, Montréal. Deux jours pleins d’activités culturelles et des expositions des arts, non seulement africains mais aussi d’autres peuples d’origine africaine.

Thursday, 26 May 2016

Les femmes innues de Matimekosh viennent au secours de l’enseignement catéchétique

DSC_0912_thumb5L’un des plus grands défis de l’église en Occident, en générale et l’église québécoise en particulière, est de trouver tous les personnels pastoraux requis pour le bien déroulement d’une communauté chrétienne. En effet, après avoir envoyé des missionnaires dans tous les coins du monde, ces églises, suite au vieillissement de sa population, n’arrivent même plus à trouver le minimum de personnels nécessaires pour le fonctionnement normale de la plupart de ses paroisses.

Au Québec per exemple, depuis l’interdiction de l’enseignement de la religion dans les salles de classe, plusieurs paroisses n’ontDSC_0843_thumb1 jamais réussi à trouver d’autres moyen idéal pour la transmission de la foi. Dans des communautés où il y avait encore des communautés religieuses, les religieux et religieuses ont, dans la plupart des cas, développé des cours parallèles. Et surtout les religieuses, avec leurs intuitions féminines et expériences dans l’enseignement, ont réussi à développer, au niveau paroissial, des cours bien structurés et adaptés aux jeunes d’aujourd’hui.

Ces situations, toutefois, n’a pas fait un long feu car les religieuses et religieux se font drastiquement aussi rares de nos jours et les exigences d’accompagner les jeunes de la Génération Z devient très ardues pour nos religieuses. DSC_0738_thumb2Ces problèmes et beaucoup d’autres de ce genre ont obligé beaucoup de nos paroisses à suspendre l’enseignement de catéchèse jusqu'au développement des programmes adéquats. Certains de nos communautés autochtones en sont aussi victimes, la communauté innue de Matimekosh en l’occurence.

Depuis, quelques années le nombre des prêtres au service de nos communautés se sont diminué. Et vue la position géographique de Schefferville, la visite de la communauté par des prêtres au service de la communauté s’est raréfié.

Mais depuis un certain moment, un groupe des femmes innues de Matimekosh se sont mobilisées pour reprendre les choses en main. En collaboration avec le missionnaire responsable de leur communauté, elle se sont donné la tâche d’instruire les jeunes dans la foi de l’église, l’estime de soi et la valeur culturelle. Ces dizaines des femmes débuteront, d’ici peu de temps, l’accompagnement de plus de 60 jeunes, allant de 8 au 26 ans, pour leurs préparations à la première communion. Leurs soucis principaux seront d’amener, en collaboration avec leurs parents, ces jeunes à développer l’amitié avec Jésus, à se valoriser et à approfondir les valeurs culturelles innues.

Saturday, 14 May 2016

What Does The Devaluation Of Naira Mean?

https://www.google.ca/search?q=currency+devaluation&biw=933&bih=435&source=lnms&tbm=isch&sa=X&sqi=2&ved=0ahUKEwi-5M3j2NjMAhWM6yYKHUHHDVMQ_AUIBygC#q=Naira+devaluation&tbm=isch&tbs=isz:lt,islt:xga&imgrc=dTxHUyWHQkxUpM%3AAfter fighting for months to maintain the value of Naira, Nigerian government has finally embarked on currency devaluation process. Owing to the continuous fall on oil price and the actual state of our economy, Nigerian Government had no choice than to play her last card.
Already, the pump price of PMS (fuel) recently increased following the removal of fuel subsidy. And Nigerians, in our normal way of being unnecessarily surprised by every new development, seem not to have read the hand writing on the wall.
Few days ago, on presenting the Buhari’s Economic Blueprint, the Nigeria Finance Minister, Kemi Adeosun, made it clear that they were planning for a slightly shock measure to reset the nation’s economy. She called on all Nigerians to be patient with the government.
Mr Amaugo summarized the situation with this impressive analyses: “there has not been a consistent depletion to the external reserves, because of the consistent fall in oil price, which has made it difficult for the apex bank to continue to defend the value of the Naira.” And in this light, the devaluation of Naira seems not surprising if Nigeria is really willing to regain her economic equilibrium.
Furthermore, before we conclude that the devaluation of Naira shows the weakness of economic policy of the Buhari’s administration, it will be wise to go through this article first:
Three Reasons Why Countries Devalue Their Currency By Adam Hayes, CFA
This month, China surprised world markets and spurred the most precipitous drop in the Dow Jones Industrial Average – falling more than 1000 points at the open of Monday August, 24 2015 – since the flash crash of 2010, by taking moves to devalue their currency. The Yuan is now down over 3.5% against the U.S. dollar over the past twelve months. This may not seem like a lot, but the Chinese government has traditionally held a strict peg to the dollar. The Chinese economy has become the second largest in the world, and is an integral component of global trade.
The ironic thing is that for many years, the United States government had been pressuring the Chinese to devalue the Yuan, arguing that it gave them an unfair advantage in international trade and kept their prices for capital and labour artificially low. Now that the Chinese are enacting emergency measures to devalue their currency, they are being blamed for bringing global uncertainty in markets. (For more, see: The Chinese Devaluation of the Yuan.)
This most recent event is nothing new. Ever since world currencies abandoned the gold standard and allowed their exchange rates to float freely against each other, there have been many currency devaluation events that have hurt not only the citizens of the country involved, but have also rippled across the globe. If the fallout can be so widespread, why do countries devalue their currency?