Saturday, 2 February 2008

CE DIEU ABSENT QUI FAIT PROBLEME

Le résumé du livre de Père VARONE FRANçOIS intitulé CE DIEU ABSENT QUI FAIT PROBLÈME, Religion, athéisme et foi : trois regard sur le mystère.
Un livre de 230 pages, édité aux éditions du CERF, paris, en 1981. Présenté par ALI Nnaemeka Cornelius.
























Il est aussi impossible de prouver l’existence de Dieu que de prouver sa non-existence. Cette impossibilité de prouver l’existence et le non-existence de Dieu est du au fait que ces deux alternatives dépassent la compréhension de l’homme. On peut penser, en contemplant l’origine du monde, à un Dieu qui est un Dieu qui est le premier de tout ce qui existe, ou en observant l’organisation du monde où chaque cause est causée par une autre, on ne peut que penser à une cause qui n’est pas causée- Dieu.
Mais aussi quand on observe la guerre, la violence, la catastrophe naturelle, les détresses incessantes qui malmènent et ravagent la terre, on commence à douter l’existence d’un être suprême qui planifie et qui est à la source de toute cause, moins encore d’un Dieu merveilleux. Devant ce phénomène angoissant on n’hésitera pas à croire à une absence d’un être dit suprême.
Ce critique athée qui propage le doute et le soupçon dans le cœur de l’homme fait voir l’existence de Dieu comme une projection de l’homme menacé par la fragilité de son existence dans un univers, comme une organisation faite pour pouvoir dominer les autres en les mettant en subjection à l’égard de la hiérarchie ecclésiastique.
La religion à son tour est une organisation de l’homme qui cherche à aliéner l’homme. Mais hélas ! Dieu n’a jamais été retrouvé par une démarche extérieure, par une argumentation et conclusion mais par expérience et de la vérification de cette expérience. C’est en faisant expérience intérieure de Dieu qu’on peut le rencontrer. Cette rencontre de l’amour, objet de la révélation chrétienne ou Dieu de la foi doit être distinguée de la religion qui est une projection de l’homme, ce Dieu de la foi est insaisissable au désir et au besoin de l’homme. C’est un Dieu absent et c’est son absence qui prouve son existence.
Ce soupçon et doute qui envahissant l’homme à l’appel du nom de Dieu sont nés au moment où il y eu la rupture entre la religion et la foi. La religion est une relation spontanée avec Dieu que produisent l’homme et la société en projetant sur Dieu ce qui se passe entre les hommes ; et la foi est une expérience de Dieu radicalement transformée par sa révélation accueillie par l’homme dans une conversion totale.[1]
La religion crée un Dieu tout-puissant prêt à menacer ou à punir l’homme pécheur ; en d’autres termes, à l’anéantir s’il ne le reconnaît pas comme un être suprême, alors que la foi fait lumière sur un Dieu qui cherche à valoriser l’homme en lui prodiguant son amour.
Saul, un religieux prêt à faire soumettre tout homme au Dieu de la religion et prêt à montrer la petitesse de l’homme devant Dieu en projetant un Dieu qui dévore les pécheurs mais une fois fait l’expérience de Dieu de la foi, il change son regard envers cet être absent. Il constate une absence qui signifie la présence éternelle.

Cette polémique – l’existence ou la non-existence de Dieu – n’était causée que par la religion qui projette un Dieu absolu, incompréhensible, qui a le contrôle de tout ce qu’il y a et qui montre l’image de l’homme incapable d’agir sur l’univers, non libre et trop dépendant de la providence divine car au moment où l’homme s’est retrouvé, s’est rendu compte de sa capacité, il a commencé à questionner de cet être absolu. Et le résultat de cette révolte donne naissance à l’athéisme existentialiste qui est l’athéisme propager promeut par le sens de liberté, c'est-à-dire, un certain sens de l’existence libre et désaliéné.[2]
De toute façon il y a un autre comportement face à la religion qu’est l’athéisme existentialiste. Le religieux de la peur qui croit parce qu’il a peur et doit avoir quelque chose qui le reproche de Dieu. Le religieux politique qui a besoin de la religion pour pouvoir mettre le pauvre sous sa soumission. Le religieux d’utile qui pratique la religion parce qu’elle lui apporte de quoi vivre, le nécessaire. L’athée pratique, une expérience négative venant de la religion, l’abandonne et traite tout ce qui a à faire avec la religion comme inutile. Le mal croyant est entre l’athéisme et la religion mais toujours habité par le doute, le soupçon et la méfiance. Et le croyant, le seul comportement qui au jour le jour se cultive, fait l’expérience d’une rencontre personnelle avec ce Dieu absent. D’autres approches vis à vis de la religion se vivent entre trois étapes de la vie.
· L’enfance : il y a une spontanéité religieuse qui se vit par un prolongement de l’affection parentale envers Dieu. Une attitude qui fait que l’enfant voit en Dieu les qualités qu’il trouve chez ses parents.
· La jeunesse : avec cette étape commence un certain critique de la valeur de tout ce qui se passe. Le sens de la liberté, la découverte de soi donne voie à un laisser-faire.
· L’adulte : ce dernier vit des désassociassions morales, des déceptions etc. et son regard vis-à-vis de la religion devient un jeu de calcul.
Quand il y a des problèmes comme maladies, catastrophes naturelles, le religieux est scandalisé par le silence de Dieu, l’athée a un dégoût par rapport à l’existence quelconque d’un être dit suprême ; mais chez le croyant c’est une éprouve de la vie. Le religieux voit Dieu dans l’événement. Il voit sa bénédiction quand l’événement tourne bien mais quand il tourne au vinaigre, il voit plutôt la malédiction, la punition et le mécontentement de Dieu. En bref, le Dieu du religieux est un Dieu interventionniste. Pour l’athée et le croyant l’événement se déroule en soi sans aucune intervention spirituelle. Tout suit une loi précise ; sauf que contrairement au croyant qui croit que Dieu a créé le monde et ses contenus mais seulement qu’il les a laissé au contrôle de l’homme et des lois naturelles, l’athée croit que tout est l’œuvre du hasard.
Or en réalité Dieu n’intervient jamais dans les événements de l’homme, il n’empêche jamais ni le méchant ni le juste de faire ce qu’il veut ou pense. Il laisse agir l’homme selon sa conscience en lui donnant tout le nécessaire qui lui faut pour bien agir. Tous sont libres de se laisser récompenser, de se laisser reconnaître par Dieu. Nul n’est prédestiné à s’égarer, à se détourner de Dieu car l’amour de Dieu est le lot de tous ceux qui le veulent. En bref l’homme est libre, son avenir est entre ses mains.
Mais alors pourquoi le mal physique et qui est son auteur ? Pour le religieux Dieu est tout puissant et omniscient et donc il est à l’origine de tout ce qui se passe, y compris le mal. Il punit le pécheur selon leurs péchés. Il est dans les catastrophes naturelles, dans l’accident, dans la mort etc. Cette affirmation pousse les athées à dire avec Karl MAX que la religion est l’opium du peuple. Elle maintient les gens dans leurs difficultés, dans leurs soumissions et leur écrasement et toujours consacrant cette situation à Dieu. Alors que pour le croyant le mal physique n’est pas l’œuvre de Dieu mais des phénomènes naturels qui se produisent selon les lois naturelles.
Le cas des dix huit personnes abattues par la chute de la tour de Siloé ou les pèlerins massacrés par les soldats de Pilate en Luc 13,1-3 montre un dialogue entre la religion et la foi. Pour les juifs – la religion- ce sont des grands pécheurs ; alors que pour Jésus – la foi- ces événements n’avaient rien à voir avec leurs péchés mais plutôt des événements naturels qui ne venaient ni de Dieu ni de son autorisation. Dieu n’est pas dans l’événement comme croit le religieux. Il est présent dans l’absence.
Cette conception religieuse d’un Dieu veilleur influence le regard que porte l’homme religieux sur la prière. Le religieux de la peur pense que la prière est un devoir qu’il faut à tout prix remplir et il prie pour que Dieu ne se fâche pas contre lui. La prière pour lui est une nécessité parce qu’elle est faite pour apaiser le cœur de Dieu. Le religieux d’utile ne prie pas pour plaire à Dieu mais pour obtenir sa faveur. L’intervention de Dieu dans sa vie, dans son business, dans sa famille… n’est possible que par la prière.
Toutefois l’athéisme existentialiste voit en religion de la peur un moyen par lequel l’homme s’aliène et s’anéantit. L’athéisme pratique voit en la religion d’utile un moyen par lequel l’homme se rend ignorant de ses capacités et de ses forces réelles.
Le croyant ne prie pas pour faire agir Dieu ou pour quémander la faveur de Dieu mais parce que Dieu agir. Ce n’est non plus le remboursement des biens faits de la grâce reçus mais plutôt une conversation entre les amis. Cette prière du croyant a trois fonctions à savoir :
1- À travers la prière on accueille le don de Dieu. Dieu a créé l’homme et l’a laissé libre et l’homme à son tour accueille ce geste de Dieu.
2- La prière fait exister l’homme : l’homme en entrant en pleine communication avec Dieu- la prière –réfléchir sur son existence et pense comment avancer vers une vie meilleure.
3- La prière fait exister Dieu : quand l’homme se rend compte de ce qu’il est et de toutes ses capacités d’homme il rend grâce à Dieu en signe de la reconnaissance.
La prière pour le croyant se fait quand le désir de l’homme se rencontre avec le désir de Dieu. Le désir de l’homme – il faut noter – est le désir infini d’exister dans l’amour, et celui de Dieu est de communiquer infiniment l’existence dans l’amour.
Quand le religieux prie comme le païen de l’évangile de St Matthieu 6,7-8, qui ne prie que pour demander la faveur de Dieu, le croyant prie par son désir d’exister et de faire évoluer l’univers. Il cherche les moyens pour pouvoir satisfaire ses besoins et pas attendre les bras croisés l’intervention miraculeuse de Dieu car Jésus insiste dans l’évangile de St Matthieu7,11 que Dieu comble tous les hommes, les bons comme les mauvais, les croyants comme les athées, les religieux comme les mal croyants.
Le monde et ce qu’il contient sont à la disposition de l’homme. Il suffit que l’homme fasse l’effort car Dieu l’a créé avec toutes les capacités possibles : l’intelligence, la science,…

Dieu se veut absent pour laisser l’homme exister librement, pour le laisser s’épanouir, pour lui donner l’occasion de prendre des initiatives personnelles sur son existence. Cette absence ne doit pas être vue comme une existence mais plus une existence qui fait exister l’autre – l’homme.
[1]. Cf. P. VARONE François, Ce Dieu absent qui fait problème, Ed. Cerf, paris, 1981, p.19.
[2]. Ibidem. P.51

INTRODUCTION
En érigeant la Communauté Economique de l’Afrique par les chefs d’Etat Africains, lors du XXVIIeme sommet de l’ UA, [le OUA d’alors] tenu à Abuja, du 2 au 6 juin 1991, ils commencent leur traité en ce terme :
« Nous les chefs d’Etat et le gouvernement d’Unité Africaine […] reconnaissant les divers facteurs qui empêchent le développement du continent et compromis sérieusement le futur de son peuple ; conscient de notre devoir de développer et d’utilisent la ressource humaine et naturelle du continent pour le bien général de notre peuple dans tous les domaines de l’effort humain [...].»[1]
Ce traité montre la présence de ressources humaines et naturelles dans cette partie du monde. Ces ressources selon ce traité ne sont pas encore judicieusement exploitées pour le bien de la masse.
Dans son livre, Le tiers monde dans l’impasse, Paul BAIROCH note que : « jusqu’au XVIIème siècle, les écarts dans le niveau de développement économiques et techniques des divers pays étaient peu important. Le niveau de pays aujourd’hui développé était alors voisin, voire, dans certain cas et certain domaine inférieur à celui de la majorité des pays aujourd’hui sous-développés »[2] Ceci veut dire qu’aucune société n’a résistée au changement social et que les pays aujourd’hui développés étaient aussi hier sous-développés comme le montre d’ailleurs un proverbe igbo : « ce n’est que le changement qui est constant. » Ainsi dit, la question qui nous préoccupe c’est celle de savoir s’il est vrai ou non que la question du sous-développement en Afrique est une fatalité. Pour répondre à cette question, nous essayerons d’expliquer les mots clés. Le sous-développement, nous disons en passant n’est pas ‘le non développement’, elle n’est non plus le refus du développement mais, comme Thierry WERHELST le dit dans Kimpati « l’accident dû au contact d’une société avec d’autre qui se trouve en position dominante. »[3] Le sous-développement est un accident selon cette citation. Il ne fait partie intégrale d’aucune société humaine. Il n’est qu’une étape car le développement selon TOURAINE Alain est « le passage d’un champ d’historicité à un autre. »[4] Et les pays sous-développés une fois passés du champ de pauvreté, de misère, de manque des infrastructures et des industries stables, seront aussi comptés au nombre des pays développés. D’ailleurs ROUS Jean nous fait comprendre que toutes les nations du monde dits développés n’ont fait que dépassé l’étape d’une longue période de pauvreté, de misère, etc. avant de connaître une plénitude nationale.[5]
La fatalité selon André LALANDE est : « une suite de coïncidence inexplicable qui semble maintenir une finalité supérieure et inconnue, et plus spécialement série persistante de malheur. »[6] La fatalité est une situation inévitable, une situation que quoi qu’on fasse, demeure inchangeable, c’est un malheur perpétuel. Reconnaissant que l’Afrique en général comparée au standard de l’économie mondiale est sous-développée, notre souci sera d’examiner si les africains sont responsables de leur situation économique ; si c’est une réalité absolu, voire, une prédestination, et si l'Afrique va un jour se réveiller de son sommeil économique. Notre réflexion commence d’abord par une analyse des causes de sous-développement, ensuite, une proposition des solutions qui peuvent être utile pour une révolution économique en Afrique, et en fin une conclusion mènera notre réflexion à l’achèvement.


CHAPITRE I : LES CAUSES DE SOUS-DEVELOPPEMENT EN AFRIQUE
Tout ce qui se passe au monde a toujours eu une cause. Le sous-développement en Afrique aussi est causé par certains facteurs précis. Nous allons dans ce chapitre examiner les causes de ce problème que l’on nomme le sous-développement. Ces causes nous avons divisées en deux grandes parties : causes endogènes et causes exogènes.
a) Les causes endogènes.
i) Ignorance et frein culturel.
Par ignorance nous voulons exprimer tous manques de techniques, tous les empêchements venant d’un attachement ou une pratique quelconque non justifiée raisonnablement et tous les manques d’expérience technologique et économique. Dans la revue, Sciences Humaines[7], BEJA Jean Philippe décrit la théorie des leviers qui actionnent la richesse d’un pays. Selon lui, le premier levier est l’éducation ou l’expérience professionnelle, or en Afrique l’éducation ou l’expérience compte souvent moins. C’est plutôt la ‘‘solidarité’’ qui compte. Le fait qu’on connaît le directeur ou même quelqu’un qui connaît le directeur suffit pour avoir un post qu’on n’a pas mérité dans une entreprise. En fait, l’emploi en Afrique est souvent une affaire familiale ou personnelle. Cette ignorance a fait aussi que les colonisateurs ont arraché à l'Afrique sa richesse naturelle ainsi qu’humaine en échange pour des objets qui n’ont presque aucune valeur économique, et même quand ils en ont, ils n’ont pas la même qualité. Il y a aussi moins de technique dans des productions en Afrique, l’agriculture reste toujours au niveau substantiel et les industries manquent des personnels expérimentés.
La culture aussi est un frein du développement en Afrique. Dans beaucoup de tribus (car le développement commence à la base) le dépassement culturel est impossible ou au moins est trop limité. Dans la mentalité de beaucoup d’Africains, la richesse n’est pas la rentabilité mais le prestige et dans la situation pareille, le développement est limité ou même empêché.
Il y a aussi cette adoption aveuglée des systèmes de développement qui démontre le manque d’expérience et empêche le développement en Afrique. Cette manière de vouloir adopter coûte que coûte le développement est ce que Ebénézer NJOH-MOULLE appelle le ‘théâtralisme’. L’adoption des systèmes occidentaux sans connaître le pour et le contre sans regarder les besoins les plus urgent des peuples cette manière de faire peut être considérée comme développement mais ne répondant pas aux exigences d’un développement durable mais plutôt d’un développement éphémère.

ii.) Mauvaise gérance et gouvernance :
Dans l’article de Jean Philippe BEJA « le pari chinois : libérer l’économie sans se démocratiser » il écrit « la chine libéralise son économie sans libérer son régime autoritaire. »[8] Dans cet article, on constate une Chine très autoritaire, centralisée, conservatrice, etc. mais libérale dans la pense économique. Une Chine refermé sur son idéologie politique, mais très ouverte dans son idéologie économique. Et en Afrique on constate des gouvernements qui se disent libérales dans leurs idéologies politiques mais en aucune manière [on voit] libérale ni en politique ni en économie. On voit une Afrique qui mélangent la vie politique, sociale et religieuse. Cette manière de faire l’économie est ce que Karl POLANYI appelle l’enchâssement[9] [la poursuite de l’économie dans le social.] Alors qu’il faut en Afrique la libéralisation de l’économie, beaucoup de pays Africains ont de moins en moins d’industrie à cause de l’intervention arbitraire du gouvernement. L’Etat dicte le prix des produits au marché mais sans tenir compte de prix des matières premières. Avec ses agents commerciaux, l’Etat exportent les matières premières sans tenir compte des industries locales.
La mauvaise gérance et la corruption de l’Etat font que les établissements, les industries appartenant à l’Etat meurent à cause de manque d’entretient nécessaire. Un exemple palpable c’est le musée national du Cameroun qui doit avant de prendre n’importe quelle décision que ce soit passe par le ministre de la culture. Dans des pays développés le cas est le contraire, car Serge LATOUCHE souligne qu’en Occident, la société civile s’oppose à l’empiétement de l’Etat.[10] Or en Afrique l’Etat s’oppose à tous ceux qui osent parler contre lui. Jean Marc ELA dit : « la bourgeoise (en Afrique) choisit la répression pour écarter toute participation du peuple à la table où le capitale international laisse des miettes de développement dans les sociétés périphériques. »[11] Cette insécurité du marché pousse beaucoup de personnes à investir à l’étranger, elle pousse d’autres à chercher du travail dans des pays économiquement stables causant une fuite de cerveaux des pays Africains. Cette insécurité domine aussi les systèmes bancaires Africains qui fait qu’une grande partie de la richesse liquide du contient se trouve dans des banques occidentales. Cette mauvaise gérance est résumée par l’Encyclopédie Universalis[12] en trois caractères : l’inégalité sectorielle qui explique la manière inadéquate de distribuer des produits au sein des pays ; la désarticulation du système économique qui est expliquée par le manque d’inter changement des matières premières entre des secteurs économiques et la dépendance économique extérieure qui est caractérisée par une dépendance totale des pays sous-développés aux pays développés. La matière première des pays sous-développés n’est pas transformée sur place. Les pays sous-développés dépendent des pays développés pour ses outils, et dépendent aussi d’eux pour la transformation de leurs matières premières.
ii) La guerre
La politique, en Afrique, est comme Machiavel la décrit « l’art d’acquérir le pouvoir qu’on a pas et celui de conserver celui qu’on a. »[13] Nos chefs d’Etat une fois trouvés le chemin vers le palais présidentiel prennent la décision d’y rester à vie vaille que vaille. Ils s’y éternisent et défendent ce désir d’y demeurer à vie à tout prix [même au détriment de l’intérêt national]. Cette manière de faire la politique en Afrique fait qu’il y ait toujours des conflits sanglants et comme beaucoup ne connaissent pas la valeur économique des biens publiqs, ces conflits aboutissent toujours aux pillages total des infrastructures publiques- des hôpitaux, des écoles, des banques, des industries etc. Et comme les chefs d’Etat veulent rester pour toujours, ils vont jusqu’à signer des accords ave des occidentaux pour qu’ils puissent leur envoyer des effectifs militaires qui viendront à leur secours [comme ils n’ont pas confiance en leur armée] en cas d’insécurité et des troubles. Un recensement fait par l’Autre Afrique[14] montre que la France est intervenue vingt une fois entre 1960 à 1997 en Afrique au titre des accords de défense ou pour assistance militaire conclue avec des Etats Africains. Mais une question pertinente demeure, celle de savoir ce que la France gagne en soutenant l’Afrique. Dans le même journal, Bruno BARRILLOT note : « il n’échappe à personne que la France par son déploiement militaire maintient son économie en Afrique. »[15]Lorsque les Africains se battent, pillent leurs propriétés, s’entre tuent les maîtres « les occidentaux » envoient leurs gens épuiser les biens matériaux de l’Afrique. Et puisque cette guerre dure, les industries naissantes, les petits efforts déjà faits meurent et à chaque moment on recommence à zéro. Et pendant ce temps de ‘ zéro économie’, ce temps d’après guerre, les pays concernés continuent à dépendre de l’Occident.
b) Les causes exogènes
b) La colonisation
Afrique depuis des siècles était contestée par les occidentaux (Amérique y compris). Cette contestation a eu lieu pour des raisons économiques ainsi que politique. Les puissants comme l’Allemagne, la France, l’Angleterre, les Etats-Unis, pour ne citer que ceux-ci, ont eu à discuter sur le vaste terrain de l’Afrique. Chaque pays cherchait son intérêt économique. Ils exportaient la richesse Africaine dans leur propre pays faisant tout pour éviter que les Africains sachent ce qu’ils faisaient. On ne doit pas s’étonner que beaucoup de missionnaires qui venaient pour l’évangélisation avaient aussi l’intention d’aider leur pays à bien exploiter et saper l’Afrique. Cette volonté de l’Occident pour ‘aider’ l’Afrique à sortir de sa pénurie, de sa barbarie, sa sauvagerie comme ils ont l’habitude de le professer était d’autres manières de la rendre esclave. Pour cet effet DIDEROT dit «il y a quelque chose de pire que d’avoir des esclaves, c’est d’avoir des esclaves et de les appeler des citoyen. »[16] Les Africains étaient traités en esclaves ; leurs droits leurs étaient refusés, les biens qui leur appartenaient n’étaient pas à leur disposition. Leur économie était gérée par les colonisateurs, les richesses humaines ainsi que naturelles étaient exploitées par ces derniers. A cet égard, Jean SURET-CANALE dit « les colonies des pays d’Afrique tropicale sous dominance Française demeure, de la fin de la seconde guerre mondiale aux indépendances, une économie de traite. »[17] Le profit de cette traite sanglante a aidé, nous dit René DUMONT à faciliter la révolution industrielle qui a développé l’Amérique et beaucoup d’autres pays Européens.[18] Tout était contrôlé par les colonisateurs. Les pays coloniaux revitalisaient leurs lacunes par ce qu’ils volaient l’Afrique. Le même auteur dit « au lendemain de la guerre de 1914 à 1918 l’impérialisme Français dont la position économique et cette fois aussi politique ont été sérieusement menacée, cherche à trouver des nouvelles sources de profit dans cette partie de son empire demeuré largement en friche et dont les ressources ont été en quelque sorte laissées en réserve. »[19] Mais ce qui est étonnant c’est que les colonisateurs ne cessaient de démontrer leur désir d’aider l’Afrique à trouver sa voie vers le développement. Général DE GAULLE disait « nous sommes le seul à vouloir que l’Afrique s’en sorte (de la pauvreté) »[20] alors qu’en réalité, ils ne cherchaient que leurs intérêts particuliers, que leur épanouissement financier et que le terrain où faire leurs exercices militaires car ils sèment les troubles dans des pays Africains afin d’envoyer leurs militaires s’exercer. Ils envoyaient les armes pour que les Africains s’entre tuent à fin qu’ils récoltent les richesses naturelles.

ii.) La domination occidentale.
Général DE GAULLE disait au lendemain de l’indépendance :
« Les Africains ne pourrons suivre que la voie que je leur ai tracée- l’indépendance dans la coopération-, ils savent qu’ils ne peuvent rien faire sans le pays qui les ont colonisé sauf à revenir à la barbarie, et qu’ils ont besoin de son aide pour se développer, leur technique, leur culture, leur population… »[21]
Les colonisateur ne se sont pas contentés de l’exploitation qu’ils faisaient des Africains lors de la colonisation ; ils ont bien préparé leur coup de tel sorte que même s’ils ont fait semblant de quitté, des pays colonisés ne sauront pas se gouvernés. Ils pris la décision au moment du recul (qu’ils ont appelé l’indépendance) de semer des désordres, de mettre en collision des peuples de même pays afin d’intervenir à leur gré au nom du soutient militaire ou technique. Ce désordre organisé, planifié et tissé continue aujourd’hui. On constate à chaque moment que les bourreaux (les colonisateurs) continuent à semer de la pagaille dans des pays Africains pour satisfaire leurs besoins économiques. Ils arment les rebelles pour pouvoir venir s’imposer sur la direction du pays.
Cette domination occidentale est aussi omniprésente dans la vie quotidienne de l’Afrique. Elle est si systématique dans nos jours avec des ‘prénoms’ comme l’Accord de Partenariat Economique (APE). Ces accords ouvrent les frontières africaines aux occidentaux (et plus récemment aux Asiatiques) pour venir bourrer les marchés africains avec leurs produits laissant mourir les jeunes entreprises africaines. Citons en passant l’analyse faite de l’accord des pays Africains, des Caraïbes et du Pacifique (APC) et l’union européenne qui sera probablement signés le 31 Décembre 2007 par La voix du paysan. Selon cette, analyse, si le calendrier de l’accord est respecté, les frontières des pays Africains seront ouvertes à tous les produits à partir du mois de Janvier 2008 et les entreprises étrangères ayant bénéficiées des subventions et d’autres avantages fiscaux ou en main d’œuvre déverseront sur les marchés Africains leurs produits et incontestablement les produits locaux ne trouveront plus de preneurs et ces entreprises fermeront leurs portes.[22] Ces accords sont tragiques pour l’Afrique car J. STIGHIT dit : « si les pays en développement ont tout à gagner du commerce internationale, ils ont aussi tout intérêt à protéger leur industries naissantes ainsi de même que tous les secteur qu’ils jugeront stratégiques pour l’essor du reste de l’économie. »[23]



CHAPITRE II : LES SOLUTIONS POSSIBLES.
Nous tenterons de donner des propositions que nous jugeons nécessaires pour une évolution économique, un développement durable et un changement radical de la face d’Afrique dans ce chapitre
.
a.) Un remaniement du système gouvernemental
Le thème d’un numéro de croire aujourd’hui, « peut-on changer le monde ? »[24] frappe à premier vu car avec des crises économiques et des catastrophes naturelles, on se demande si on pourra remédier la situation actuelle du monde et si oui est ce qu’il y a des personnes qui peuvent la faire. Pourtant, Antoine KERHUEL, dans ce même journal répondant à cette dernière question –qui peut changer le monde ? dit : « ce sont des personnes investit dans la vie politique, la sphère économique, les instances des régulations internationales et les mouvements d’opinion. » et il continue « ceux qui changent le monde pense-t-on plus volontiers-les responsables politiques. »[25] Dans beaucoup de pays Africains où la position politique ne s’acquiert pas par mérite mais par la manipulation de l’élection où par l’ethnie, où l’intérêt national n’est plus l’ordre du jour, où chacun cherche sa part du gâteau national on se demande s’il y a une voix sure. Ebénézer NJOH-MOUELLE dit à propos de ce problème que :
« Le choc des intérêts égoïstes dans nos sociétés est tel qu’il rend le rôle de l’Etat plus bien, plus important que partout ailleurs. L’Etat, en Afrique, se doit d’être fort non par pour assurer la suivie des dirigeants et leur régime mais pour imposer ses arbitrages et sauvegarder l’ordre public sans lequel le processus de développement se verra chaque fois perturbé. »[26]
Si ces Africains qui ont donné leur vie pour le bien être de l’Afrique reviennent aujourd’hui, ils déploreront ces systèmes qu’Alpha BLONDY appelle les républiques ethniques, la démocratie xénophobie, la démocratie banania (sic).[27] Car Jacques GIRI dit que les racines politiques de la crise économique sont évidentes.[28]
De même il y aura le développement en Afrique au moment où les Africains apprendrons à instaurer des technocrates à la tête d’affaire, le moment qu’ils apprendront à servir l’Etat et par à se servir. Le moment que la sécurité reviendra en Afrique, que l’emploi sera respecté, il aura une démocratie durable qu’implique aussi le développement.

b.) Recherche d’autonomie.
Un dicton Douala dit : « nous avons perdu notre pouvoir et c‘est pour cela que nous sommes malheureux. » avec les accords de l’Afrique et l’Occident, l’Asie, L’Amérique… l’Afrique reprend le chemin de la colonisation. Après une tournée du président chinois, HU Jintoa en Afrique, le Cameroun se réjouit des hôpitaux de Mbalmayo et de Ngousso à Yaoundé, du barrage de Lagdo, du complexe multi sport (en construction)… effectués par la Chine.[29] Et le Nigeria chante l’éloge de la Chine d’avoir accepter de construire un deuxième barrage sur le fleuve, Niger. Mais l’ironie de toutes ces comédies, c’est qu’on oublie que dans tous ces pays il y a maints citoyens qui peuvent dans une journée faire construire toutes ces infrastructures sans soucis. On oublie que ces dirigeants ont l’argent dans des banques à l’étranger qui dépasse le budget de l’Etat pour toute une année. On ignore que ces dirigeants africains ont aussi leurs biens économiques à l’étranger. L’Afrique oublie que la Chine n’est pas un ONG et qu’elle cherche aussi à faire avancer son économie et qu’en promettant à l’Afrique le soutien économique, elle gagne le terrain en Afrique.
En plus, il faut noter que ce que l’Afrique appelle le don est un cheval de Troie car comment peut-on réconcilier le don de la Chine au Cameroun et l’affiche qu’elle (la Chine) a mise pour le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture et du développement camerounais à Nanga Eboko, le 26 Janvier 2007. Cette Chine chérie du Cameroun a affiché à l’entrée de cette ferme que les camerounais voit comme la bénédiction venante de la Chine dans ce beau jour une affiche portant cette phrase (bien sûr en Chinois) : « les Camerounais sont des imbéciles. »[30]
La grande question c’est quand est-ce que l’Afrique aura son indépendance totale ? Bien sûr, cette indépendance politique, économique, sociale etc. donnera à l’Afrique une occasion de marcher à grand pas. L’Afrique doit, dit René DUMONT, repenser son école ses cadres, sa structure, […] et se mettre au travail.[31] Il faut que l’Afrique décide de rompre tous ces accords trompeurs qui ont l’air avantageux. Il faut qu’elle cultive une confiance en soi, qu’elle prenne son avenir entre ses propres mains. Et se préparer pour réagir à cette invitation de Alamine Ousmane MEY, Directeur Général d’Afriland First Bank, qui dit : « l’Afrique sera l’arène des combats qui va se livrer. Le continent doit se préparer à la troisième guerre mondiale. Elle sera économique et impitoyable. »[32]

CONCLUSION
L’Afrique depuis les siècles est vue par plusieurs personnes en plusieurs manières. Certains la voient comme le berceau de l’humanité ; d’autres comme un continent se situant dans la nuit noire, et beaucoup d’autres encore comme un continent doté de la richesse naturelle. Ces derniers profitent de cette richesse africaine pour développer leur pays. Ils ont découvert la richesse de sous sol africain et se sont donné, au nom de leur vouloir aider l’Afrique, pour enrichir leur pays. C’est cette relation Afrique- occidentale que nous avons examinée. Nous avons vu que malgré les ressources naturelles et humaines qui caractérisent le continent, l’Afrique demeure un continent sous-développé. Ce sous-développement est provoqué par deux causes fondamentales avons-nous dit, à savoir les causes endogènes et celles exogènes. Les causes endogènes, nous avons vu, sont l’ignorance qui consiste justement dans tous les manques de compétence et de technique qui caractérisent plus souvent la société africaine, nous avons aussi évoqué la mauvaise gérance et gouvernance qui sont à l’ordre du jour et engendre les guerres qui provoquent un recul perpétuel de l’économie africaine. Nous avons aussi analysé les causes exogènes qui ont et qui continuent d’une manière ou d’une autre à épuiser les richesses africaines. Dans cette catégorie, nous avons analysé la colonisation et la domination occidentale qui ont joué un grand rôle sur le développement de l’Afrique.
Tout de même, nous ne nous sommes pas arrêtés sur un simple constat de sous-développement en Afrique. Nous avons aussi vu les mesures possibles qui, si bien appliquées, pourront aider l’Afrique à émerger de son état économique actuelle. Parmi ces mesures nous avons vu le remaniement du système politique en Afrique et la recherche de l’autonomie totale des pays Africains et de son économie. Nous avons dit en dernier lieu avec Jean Marc ELA que l’espoir de cette impasse actuelle, l’Afrique n’a pas de choix, qu’il lui faut redécouvrir les chemins d’invention en explorant les champs du possible qui lui sont propres.[33] Et une fois ce défi est relevé, l’Afrique sera un modèle du développement. En bref, nous pensons que le sous-développement en Afrique n’est pas une fatalité.





BIBLOGRAPHIE

OUVRAGES
& BAIROCH Paul, Le tiers monde en impasse, Ed. Gallimard, Paris, 1983, 377 p.
& DUMONT René, L’Afrique Noire est Mal parti, Ed. Seuil, Paris, 1969, 489p.
& ’’ ’’ ’’ Pour l’Afrique j’accuse, Ed. Plon, Paris, 1972, 256p.
& Jean Marc ELA, Quand l’Etat pénètre en brousse…, Ed. Karthala, Paris, 1990, 268p.
& ’’ ’’ ’’ Innovations sociales et renaissances de l’Afrique noire : les désirs ‘du monde d’en bas’, Ed. Harmattan, Montréal, 1998,
& GIRI Jacques, L’Afrique en penne, Ed. Karthala, Paris, 1986, 268p.
& LATOUCHE Serge, L’Autre Afrique : entre don et marché, Albin Michel, Paris, 1998, 247p.
& MEY Alamine Ousmane, Jeune Afrique : l’intelligent, hors- série, n° 10, Edition 2006, p.70.
& NJOH-MOUELLE Ebénézer, De la médiocrité à l’excellence : (Essai su la signification humaine du développement.) Ed. Clé, Yaoundé, 1993,
& ROUS Jean, Tiers monde : Réforme et Résolution, Ed. Présence Africaine, Paris, 1877, 297 p.
& SOURET-CANALE Jean, Afrique noire, Occidentale et centrale, Ed. Sociale, Paris, 1977, 297p.
& TOURAINE Alain, Pour la sociologie, Ed. Seuil, Paris, 249p.

DICTIONNAIRES ET ENCYCLOPEDIE
Africa Today, The Economic Community of Africa, Ed .Africa Books Limited, London 1991, 2079p.
AMIN Samir, Développement Economique et sociale in Encyclopédie Universalis, Tome VI, 1984, 1235p.
LALANDE André, Vocabulaire technique et critique de la philosophie, Puf, Paris, 2002, 1323p.


REVUE
@ BEJA Jean Philippe, « Le Pari Chinois » in Sciences Humaines, n°6, Mars-Avril p 2007,
@ BLONDY Alpha, « non à la démocratie ethnique » in L’Autre Afrique, n°80, du 24 Février-2 Mars 1999, pp 11-17.
@ BARRILLOT Bruno, « Paris doit-il garder ses bases militaires en Afrique » in L’Autre Afrique, n°80, du 24 Février-2 Mars 1999, 16- pp 17.
@ KERHUEL Antoine « qui peut changer la société ? » in croire aujourd’hui, 1 mai 2002, n°133, p 34
@ NJONGA Bernard, « La Leçon Chinoise »in La Voix du paysan, n°191, Avril 2007, p 2.
@ NZENGANG Martin, « Coopération Afrique-Européenne, Amérique : L’une vaut-elle plus que l’autre ? » in La Voix du paysan, n°191, Avril 2007, p 15.
@ NZENGANG Martin, « une médaille pour ADER ? Pourquoi pas ? » in La Voix du paysan, n°191, Avril 2007, p 9.
@ PEYREFITTE Alain, « De Gaulle à cœur ouvert » in L’Autre Afrique, n°1928- 1929, du 16 Déc. 1997 au 5 Jan.1998, pp 72-88.
@ PLACA Jean Francis, « Trente cinq ans d’intervention militaire » in Jeune Afrique n°1130 Juil-5 Août p 1997, 13.
@ WEHELST Thierry, « Culture locale : Frein ou moteur du développement » in Kimpati n°1, Juin 1996, pp.33-48
@ « Mondialisation ou occidentalisation » in Sciences Humaines n°2, du Nov. au Déc. 2006. p30.



TABLE DE MATIERE
INTRODUCTION………………………………………………………………….1

CHAPITRE I : LES CAUSES DE SOUS-DEVELOPPEMENT EN AFRIQUE….................................................................................................................3

a) Les causes endogènes........................................................3
i) Ignorance et frein culturel………………………....3
ii) Mauvaise gérance et gouvernance ………………………....4
ii) La guerre …………………………………………...5
b) Les causes exogènes………………………………………..6
i) La colonisation……………………………………………...6
ii.) La domination occidentale…………………………………………...8

CHAPITRE II : LES SOLUTIONS POSSIBLES…………………………………9

a) Un remaniement du système gouvernemental……………………9

b) Recherche d’autonomie………………………………………….….10
CONCLUSION……………………………………………………………………10

BIBLOGRAPHIE……………………………………………………………………14
TABLE DE MATIERE……………………………………………………………….16
BIBLOGRAPHIE
[1] Ralph UWECHE, The Economic Community of Africa, Africa Today, Ed. African books limited, London, Ralph UWECHU, 1991, p.38
[2] Paul BAIROCH, Le tiers monde dans impasse, Ed. Gallimard, Paris, 1983, p11.
[3] Thierry WEHELST, « Culture locale : Frein ou moteur du développement » in Kimpati n°1, Juin 1996, p.31
[4] Alain TOURAINE, Pour la sociologie, Ed. Seuil, Paris, p.82.
[5] Jean, ROUS, Tiers monde : Réforme et Résolution, Ed. Présence Africaine, Paris, 1877, p.88.
[6] André LALANDE, Vocabulaire technique et critique de la philosophie, Puf, Paris, 2002, p.344.
[7] Jean Philippe BEJA « Mondialisation ou occidentalisation » in Sciences Humaines n°2, du Nov. au Déc. 2006. p30.
[8] Ibidem, p30
[9] Cf. Serge LATOUCHE, L’Autre Afrique : entre don et marché, Albin Michel, Paris, 1999, p.16.
[10] Cf. Serge LATOUCHE, op. cit. p.16
[11] Jean Marc ELA, Quand l’Etat pénètre en brousse…, Ed. Karthala, Paris, 1990, p.39
[12] Samir AMIN, « Développement Economique et sociale » in Encylopia Universalis, Tome VI, 1984, 1235p.
[13] N. Machiavel cité par Christian GODIN, La philosophie POUR LES NULS, Ed. First, Paris, 2006, p.200.
[14] Cf. Bruno BARRILLOT, « Paris doit-il garder ses bases militaires en Afrique » in L’Autre Afrique, n°80, du 24 Février-2 Mars 1999, p.13.
[15] Ibidem, p. 17.
[16] Diderot cité par SOURET-CANALE Jean, Afrique noire, Occidentale et centrale, Ed. Sociale, Paris, 1977, p.71
[17] Ibidem, p.73
[18] Cf. René DUMONT, Pour l’Afrique j’accuse, Ed. Plon, Paris, 1986, p. 38.
[19] Ibidem, p.73.
[20] Gén. De GAULLE, in L’Autre Afrique, n°1928-1929, du 16 Déc. 1997 au 5 Jan.1998, p.82
[21] Ibidem, pp. 84-85.
[22] Cf. Martin NZENGANG, « Coopération Afrique-Européenne, Amérique : L’une vaut-elle plus que l’autre ? » in La Voix du paysan, n°191, Avril 2007, p 15.
[23] J STIGHT cité par Xavier de la BEJA in Science humaine,
[24] Croire aujourd’hui, 1 mai 2002, n°133.
[25] Antoine KERHUEL, croire aujourd’hui, 1 mai 2002, n°133.

[26] NJOH-MOUELLE Ebénézer, De la médiocrité à l’excellence : (Essai sur la signification humaine du développement.) Ed. Clé, Yaoundé, 1993, p.17
[27] A. BLONDY, « non à la démocratie ethnique » in L’Autre Afrique, n°80, du 24 Février-2 Mars 1999, p.12.
[28] Jacques GIRI, L’Afrique en panne, Ed. Karthala, Paris, 1986, p.181
[29] Martin NZENGANG, « une médaille pour ADER ? Pourquoi pas ? » in La Voix du paysan, n°191, Avril 2007
[30] Ibidem, p.2
[31] René DUMONT, L’Afrique Noire est Mal parti, Ed. Seuil, Paris, 1986
[32] MEY Alamine Ousmane, Jeune Afrique : l’intelligent, hors- série, n° 10, Edition 2006, p.70.
[33] Cf. Jean Marc ELA, Innovations sociales et renaissances de l’Afrique noire : les désir ‘du monde d’en bas. Ed. Harmattan, Montréal, 1998, p.74.

LA CONCEPTION DE L'ÂME ET DU CORPS CHEZ RENE DESCARTES

Bye ALI Nnaemeka Cornelius

TABLE DE MATIERES

INTRODUCTION. 1
CHAPITRE I: UN REGARD PRÉLIMINAIRE. 3
1.1 LA BIOGRAPHIE. 3
1.2 DE DIEU, QU’IL EXISTE. 4
CHAPITRE II: LA DISTINCTION ENTRE L’ÂME ET LE CORPS CHEZ RENÉ Descartes. 6
2.1 LA NATURE DE L’ÂME. 6
2.2 LA NATURE DU CORPS. 8
CHAPITRE III : L’UNION DE L’ÂME ET DU CORPS CHEZ DESCARTES 9
3.1 LES FONCTIONS DU CORPS ET LA CONNAISSANCE SENSIBLE. 10
3.2 LES FONCTIONS DE L’ÂME. 11
3.2.1 LES PASSIONS DE L’ÂME. 12
3.2.2 LES EFFETS DES PASSIONS SUR LE CORPS. 12
CHAPITRE IV : ÉTUDE COMPARATIVE D’ARISTOTE ET DE DESCARTES. 14
4.1 LES POINTS DE CONVERGENCE. 14
4.2 LES POINTS DE DIVERGENCE. 15
CONCLUSION. 17
LA BIBLIOGRAPHIE. 18

INTRODUCTION.
L’âme est un concept traditionnellement religieux mas qui fut introduit à la philosophie par les présocratiques, précisément par Thalès d’Elée. Ce débat autours de lui reste vif jusqu’à nos jours, malgré que dans chaque époque s’élèvent les hommes intellectuellement cultivés pour en parler. Mais au fur et en mesure qu’ils cherchent à résoudre ce problème beaucoup d’autres en sortent. Il est nécessaire de souligner que chacun de ceux qui en parlent, cherche à donner sa relation avec son demain d’accomplissement-le corps.
Cependant, chacun d’eux dans sa démarche introduit une nouveauté et même à rigueur, contrarie ses prédécesseurs, ou rectifie leurs erreurs. De même, il y a deux approches principales dans cette démarche à savoir ceux qui voir en l’âme et le corps deux entités différentes mais accidentellement jointes et ceux qui pensent que les deux sont substantiellement unis.
Toutefois, on constate que l’interprétation qu’ils donnent à l’âme et au corps dépend de l’esprit de l’époque. Les présocratiques surtout les pythagoriciens, vu leur caractère puriste, voyaient en l’âme être condamnée dans le corps. Platon tombera dans leur piège. Mais Aristote, étant un réaliste renommé, prêtera son propre chemin dans cette recherche.
Les médiévaux ayant ramené la philosophie au service de la théologie en traiteront à leur manière. Mas alors viennent les modernes avec le souci de libérer la philosophie de l’emprise de la théologie. Ils débarqueront dans le terrain d’une manière catégoriquement différente. Ils donneront à la philosophie une nouvelle approche. D’abord, une approche scientifique avec la personne comme Galilée Galileo. Ensuite une nouvelle approche de la vie communautaire avec Thomas HOBBES et enfin une nouvelle approche de la subjectivité de la conscience avec René Descartes. L’apport de ce dernier à l’anthropologie philosophique intéressera notre recherche.
Comme Archimède qui demanda un point de l’univers pour le soulever, Descartes commence sa philosophie en demandant un seul point qui soit vrai afin de bâtir son système philosophique. En trouvant cette seule certitude-Je pense- dans sa deuxième métaphysique Descartes commence sa recherche de la vérité. Cette recherche l’amènera à examiner beaucoup d’aspects de la vie humaine parmi lesquels la relation entre l’âme et le corps qui fait l’objet de notre réflexion. Ainsi dit, nous examinerons la conception de l’âme et du corps chez René Descartes.
Notre travail sera développé en quatre chapitres. D’abord, nous porterons un regard préliminaire sur la troisième méditation métaphysique, De Dieu qu'il existe sur la biographie de Descartes dans le premier chapitre. Puis, nous verrons la distinction entre l’âme et le corps. Nous verrons également dans ce premier chapitre la nature de l’âme et du corps. Ensuite, nous examinerons dans le troisième chapitre l’union de l’âme et du corps, les fonctions du corps en rapport avec la connaissance sensible, les fonctions de l’âme et les passions de l’âme et ses rapports avec le corps. Enfin, nous examinerons la pensée aristotélicienne sur l’âme et le corps en comparaison avec celle cartésienne. Cette partie sera développée en tenant compte de la convergence et de la divergence dans leur approche et leur compréhension des concepts en question. Après cette étape, nous mettrons terme à notre réflexion, mais tout en cherchant peut-être à souligner quelques équivoques qu’installe l’approche cartésienne.

CHAPITRE I: UN REGARD PRÉLIMINAIRE.
Avant de nous intéresser sur notre terme proprement dit, nous allons d’abord jeté un cours d’oie sur la biographie de René Descartes pour mieux le situé dans son temps et par suite tout ce qu’il y a de particularité chez Descartes. Nous allons aussi voir d’une manière brève la question de l’existence de Dieu dans la philosophie cartésienne. Notre analyse de l’idée de Dieu va se centraliser sur la troisième méditation métaphysique de Descartes, de Dieu, qu’il existe.

1.1 LA BIOGRAPHIE.
René Descartes généralement appelé le père de la philosophie moderne[1] est né en TOURAINE en 1596 dans une famille noble. Il est le troisième fils de M. Joachim Descartes, conseiller au parlement de Rennes en Bretagne. René Descartes fait ses études secondaires chez les jésuites de Flèches entre 1604 et 1612 où il étudiera entre autres matières, les mathématiques, les rhétoriques, la logique et la philosophie scolastique.
Parmi tout ce qu’il a étudié à l’école, Descartes affirme que rien n’a trouvé crédit à ses yeux que les mathématiques où il y a de la certitude et de l’évidence par opposition à la philosophie scolastique où tout est discutable. Et même dans les mathématiques il ne voit leur utilité que dans la pratique militaire et civile[2]. Il faut noter qu’ici commence le doute cartésien.
En 1616, Descartes reçoit le bachelier et licence respectivement en loi à l’université de Portiers. Il abandonnerait cette carrière judiciaire en 1618 pour entreprendre des séries de voyage. S’installant en Hollande la même année, il s’inscrit comme auditeur libre dans l’académie militaire de Breda. En1619, Descartes s’engage dans la troupe de duc Maximilien de Brevier. Déçu encore par l’armée, Descartes l’abandonne et rentre à Rennes en 1622.
En 1628 il repart en Hollande et rédige les règles pour la direction de l’esprit. Dans cet ouvrage, il affirme l’unité des sciences et indique les règles qui permettent de bien mener la raison avec méthode. En 1637, il publie le discours de la méthode où il établit des codes pour bien conduire la raison et chercher la vérité dans les sciences. En 1641, il écrit les méditations métaphysiques où il affirme et soutient la primauté du sujet dans la connaissance. C’est ici que Descartes affirmera la distinction et la l’union de l’âme et du corps. D’autres livres seront publiés quelques années plu tard et certains même après sa mort.
En 1649, Descartes se rend à Suède auprès de Christine, la reine de la cours suédoise. C’est ici que Descartes laissera sa peau en 1650 à l’âge de 54 ans.

1.2 DE DIEU, QU’IL EXISTE.
Dans la première méditation métaphysique, René Descartes commence avec son doute méthodique. Il mette tout en doute même l’existence des choses physiques en commençant par effacer tout ce qu’il connaissait soit disant que les sens le trompent. Dans la deuxième il commence à se réassurer de l’existence des choses mais jusqu’ici il n’est sûr que d’une seule chose, son existence qu’il découvre grâce à sa pensée. Il dit que même s’il lui arrive de douter, il est sûr qu’il doute et même s’il doute son doute, une chose est certaine. Et cette chose qui est certaine est que cette chose qui a la capacité de douter, le moi pensant, l’esprit existe.[3] Donc c’est ici que commence toute la réflexion philosophique cartésienne.
Cependant, Descartes se rend compte que la seule chose qu’il connaît, qu’il pense n’est pas aussi certaine car sa relation avec le monde extérieur n’est pas si claire vu son incapacité de bien interpréter les messages qu’il reçoit grâce à ses sens. Et pour mieux savoir quand il se trompe, il préfère connaître l’origine des idées qu’il possède. Il définit d’abord les idées comme des images dont les unes représentent une chose et les autres, une autre.[4] Donc penser à une chose c’est en avoir une idée, en faire une image. Il dit que parmi ces images, il y a celles qui se sont imprimées en lui sans qui ne soit l’auteur. Ces images sont des représentations des idées infinies et qui n’ont pas leur équivalent dans le monde physique et ne peuvent pas êtres crées par l’esprit humain. Il y a aussi des idées qui viennent de l’extérieur et celles qui sont créées par lui-même.
Ceci dit, Descartes cherche l’origine de ces idées innées. Il va chercher dans la tradition scolastique qui affirme que tout ce qui existe tient son existence nécessairement d’une autre. Et cette autre a une autre ainsi de suite jusqu’à une, qui nécessairement n’a d’autre origine qu’en lui-même. Il fait allusion à la non régression à l’infini aristotélicienne de la source de l’existence des choses. Descartes affirme que ces idées innées ont nécessairement leurs origines en une idée absolue qu’il appelle Dieu. Donc le moi pensant et les idées innées ont leur nécessairement origine en ce Dieu que Descartes définit comme une substance infinie, éternelle, immuable, indépendante, toute connaissante, toute puissante et par laquelle moi-même et toutes les autre choses qui sont […] ont été créés et produits.[5]
Cette preuve de l’existence de Dieu achevé, Descartes écarte les critiques qu’on portera sur son ‘innéisme’. Il démontre que grâce à ses idées innées, il peut mieux connaître les choses étant donné que ces les sont trompeurs. Il dit que quand il examine des choses clairement il se rend compte qu’elles sont vraies[6]. Et elles sont vraies pas parce que l’essence le renseigne mais parce qu’il possède des idées imprimées en lui par une autre plus grand que lui.[7] En bref, l’âme peut connaître et même mieux sans le corps car elle possède cette capacité de retour sur soi.


CHAPITRE II: LA DISTINCTION ENTRE L’ÂME ET LE CORPS CHEZ RENÉ Descartes.

Pour démontrer qu’il y a une distinction entre l’âme et le corps, Descartes emploie une méthode que François CHIRPAZ appelle le dualisme méthodologique[8] ; une méthode où Descartes tout en voulant prouvé l’union de l’âme et du corps a établi une distinction nette entre ce qu’il appelle l’âme et le corps. Il consacrera la VIème méditation à cet effet. Il affirme dans cette VIème méditation:
« j’ai un corps auquel je suis très étroitement conjoint ; néanmoins, pour ce que d’un coté j’ai une idée claire et distincte de moi-même […] il est certain que ce moi c’est-à-dire mon âme par laquelle je suis ce que je suis est entièrement et véritablement distincte de mon corps et qu’elle peut être ou exister sans lui ».[9]
Ainsi, Descartes établi une distinction entre l’âme et le corps et y tira leur union.
Il parle de l’âme qui peut exister sans le corps.

2.1 LA NATURE DE L’ÂME.
Au moment que Descartes a énoncé sa doctrine fondamentale, cogito ergo sum, [je pense donc je suis] il a mis en doute, voire même fait disparaître la possibilité d’avoir une âme qui anime le corps. Cette découverte de l’ergo comme le moi pensant qui résulte du cogito crée la distinction entre l’âme et la chose étendue, le corps.
L’âme cartésienne différente de celle d’aristotélicienne désignée par le mot latin anima [qui anime] est désigné par le terme mens [noûs ou esprit]. Descartes souligne cette distinction entre ce qu’il entend par l’âme et ce qu’Aristote appelle l’âme dans sa réponse à la cinquième objection à la critique portée à ces méditations métaphysiques
« d’autant que peut-être les premiers auteurs n’ont pas distingué en nous ce principe par lequel nous sommes nourris, nous croissons et faisons sans la pensée toute autre fonction qui nous sommes communes avec les bêtes, d’avec celui par lequel nous pensons ; ils ont appelés l’un que l’autre de seul nom d’âme et voyant peu après que la pensée était différente de la nutrition. Ils ont appelé du nom esprit [latin : mens] cette chose qui en nous a la faculté de penser, et ont cru que c’est la principale partie de l’âme. Mais moi […] j’ai dit que le nom d’âme quand il est pris conjointement pour l’un et l’autre, est équivoque et pour le prendre précisément pour ce premier acte ou cette forme principale par laquelle nous pensons »[10].
A partir d’ici, Descartes démontre ce qu’il appelle esprit pour créer une rupture entre une conception de l’âme qui anime le corps et une conception de l’âme qui pense.
Il annule aussi la conception d’une âme nutritive ainsi que végétative. Il le répète dans presque tous ces livres qu’il n’est qu’une substance pensante que l’esprit est ce par quoi les actions de la pensée sont immédiatement exercées dans l’homme et il ne consiste précisément que dans cette faculté que l’homme a de penser[11]. C’est claire que Descartes en parlant des premiers auteurs, s’adresse à Aristote étant donné qu’Aristote était la première personne à développer les trois degrés de l’âme a savoir l’âme végétative qu’il qualifie par ce principe par lequel nous croissons ; l’âme nutritive qu’il qualifie par ce principe par lequel nous nous sommes nourris et faisons toutes autres fonctions qui nous sont communes avec des bêtes et l’âme spirituelle qu’il qualifie par ce principe par lequel nous pensons.
Descartes affirme la découverte philosophique de l’âme c’est-à-dire l’induction de l’âme quand il dit : « l’esprit est entièrement indivisible […] Les facultés de vouloir, de sentir, de concevoir, etc. ne peuvent non plus être dites proprement ces parties car c’est le même esprit qui s’emploie tout entier à sentir, à concevoir etc. »[12]. Il déduit l’existence de diverses fonctions, mieux des divers modes contrôlés par une même unité, âme. Une âme qui sent, qui conçoit, qui pense, qui veut etc. la pensée, l’essence de l’âme cartésien est une chose qui doute, qui conçoit, qui affirme, qui nie, qui veut ou qui ne veut pas , qui imagine … Il sera nécessaire de souligner que Descartes définit l’esprit par ses modes d’être ou par ses attributs car il démontre d’abord, comme nous venons de souligner que l’esprit veut, conçoit etc. ensuite il définit la pensée comme une chose qui doute, qui veut et enfin il le qualifie comme conscience quand il posait son doute méthodique c’est-à-dire quand il dit je pense donc je suis mettant en écart le je qui pense et le je quoi suis. En bref la conscience, la pensée sont le mode d’être de l’esprit et non quelque chose d’autre.


2.2 LA NATURE DU CORPS.
Pour prouver l’existence du corps, Descartes part de l’expérience sensible. Il dit : « j’ai senti que j’ai une tête, des mains, des pieds, et tous les autres membres dont est composé ce corps que je considérait comme une partie de moi-même »[13]. Ainsi Descartes commence la distinction entre le corps et l’âme. Ce corps est matériel souligne Descartes quand il le qualifie comme la substance étendue et corporelle. Il ira même le comparer avec la machine quand il dit : « je suppose que le corps n’est autre chose qu’une machine ou une statue de terre que Dieu forme express... »[14]. Et pour soutenir son argument, il fera allusion à l’horloge qui fonction grâce à certain mécanique. Il exclura la position de ceux qui pensent qu’il faut une âme quelconque pour que le corps soit animé surtout celle d’Aristote qui attribue la vie à l’âme. Il dit : « l’âme est le principe et cause est corps vivants »[15]. Le corps est naturellement divisible contrairement à l’âme qui ne l’est pas. Donc Descartes conclure que le corps n’ajoute rien à l’existence de l’âme.

CHAPITRE III : L’UNION DE L’ÂME ET DU CORPS CHEZ DESCARTES
La distinction de l’âme du corps chez Descartes n’exclue pas leur union car à partir de son expérience quotidienne Descartes arrive à découvrir l’union de l’âme et du corps. Il exprime cette union ainsi : « la nature m’enseigne par ces sentiments de douleur, de faim, de soif, [...] que je ne suis pas logé dans mon corps comme un pilote en son navire, mais autre que je suis conjoint très étroitement et tellement confondu et mêlé que je compose un seul avec lui »[16]. Donc, malgré son affirmation que le corps est comme le navire, Descartes affirme que l’âme n’est pas comme le pilote en son navire car le pilote ne ressent pas ce que vit le navire mais peut seulement le constater, alors que l’âme ressent et vit ce que vit le corps. Il voit en l’âme et le corps une paire étroitement unis. Cette union de l’âme et du corps se comprend dans la vie car Descartes dira à la reine Christine qui ne comprenait pas cette union que pour la comprendre, il faut la vivre et que rien d’autre que la vie pourra nous l’enseigne[17].
En plus, cette union de l’âme et du corps ne se conçoit pas par l’entendement pur comme le corps ni par l’entendement aidé par l’imagination comme le cas de l’âme mais par la vie de chaque instant. Il dit à la reine que « c’est en usant seulement de la vie et conversation ordinaires et en s’abstenant de méditer et d’étudier aux choses qui exerce l’imagination qu’on apprend à concevoir l’union de l’âme et du corps »[18]. Il continuera cette explication en disant que même ceux qui ne philosophent pas connaissent que l’âme ne meurt pas le corps, mais qu’ils considèrent l’un et l’autre comme une seule chose grâce à leur sens[19].
Cependant cette union n’exclue pas la spécificité de chaque membre. Ceci dit, nous regarderons leur spécificité.

3.1 LES FONCTIONS DU CORPS ET LA CONNAISSANCE SENSIBLE.

Le corps, selon Descartes, c’est la substance qui est le sujet immédiat de l’extension et des accidents, qui présuppose l’extension comme de la figure, de la situation, du mouvement local, et[20]. C’est le corps qui met l’homme dans le temps et dans l’espace. Que l’homme soit debout ou assis, en marche ou en repos, c’est le corps qui est le sujet immédiat. Mais la question c’est de savoir ce qui est le propre du corps et de l’âme. Descartes dira à ce sujet dans son livre les passions de l’âme, qu’il faut qu’il y ait d’abord une distinction des fonctions du corps de celles de l’âme afin d’avoir une connaissance détailler des passions. Il propose ces règles pour la meilleure compréhension de ce sujet : « tout ce que nous expérimentons être en nous et que nous voyons aussi pouvoir être en des corps tout a fait inanimé, ne doit être attribué qu’à notre corps… »[21]. Il dira que si Dieu crée une chose plus semblable à l’homme que possible en lui dotant des toutes les capacités pour marcher, pour pouvoir manger, pouvoir respirer enfin qu’elle imite nos fonctions dépendant de la matière et de la disposition des organes mais sans âme elle se muera.[22] Un exemple donné par Descartes c’est l’horloge que même étant inanimé marche.
Donc si certains corps inanimés se meurent, le mouvement procède du coeur uniquement conclu Descartes[23]. Ce mouvement du corps procède de la chaleur qui vient du battement de corps. C’est aussi cette chaleur qui est le principe de tous les mouvements locaux. Aussi, la respiration est due à la circulation du sang dans le corps, précisément, son entrée et sa sortie dans les poumons. C’est aussi le corps qui met l’âme en relation avec le monde extérieur grâce à des sens.
Mais la découverte de cogito, c’est-à-dire du moi pensant, met en doute cette information reçue du corps grâce à des sens. Descartes explique son doute ainsi : « elles [les choses] ne sont pas entièrement telles que nous les percevons par les sens car cette perception de sens est fort obscure et confuse en plusieurs choses»[24]. Ceci dit, Descartes affirme que toutes les choses qu’il voit sont fausses[25]. Il soutient son doute par le fait que certains des messages qu’il reçoit par ses sens ne sont pas vrais et que certains corps qui apparaissent d’une certaine dimension ont souvent d’autre dimension, qu’un amputé peut souvent ressentir la douleur dans l’endroit qu’il ne possède plus au moment où la veine qui communiquait avec ce membre est touchée et que tout ce qu’il ressent étant éveillé, il le ressent même endormi[26].
Néanmoins Descartes ne rejette pas catégoriquement ses sens mais il se méfie d’accepter aveuglement ce qui se présente à son esprit à travers les sens sans d’abord les vérifier scrupuleusement. Il dit que Dieu lui a donné les moyens pour connaître les choses avec certitude grâce à l’enseignement de la nature qu’il définit comme ensemble de tout ce que Dieu lui a donné tel que la raison, la nature des choses physiques et les idées innées.

3.2 LES FONCTIONS DE L’ÂME.
Sur un placard écrit par un monsieur Régius, intitulé l’explication de l’esprit humain ou de l’âme raisonnable, où Régius commente l’œuvre de Descartes mais en voulant montrer ses faillites, il définit l’esprit cartésien ainsi : « l’esprit humain est ce par quoi les actions de la pensée sont immédiatement exercées dans l’homme. Il ne consiste précisément que dans ce principes interne ou dans cette faculté que l’homme a de penser »[27]. Ce résumé que Descartes lui-même n’a pas hésité à affirmer renferme en lui la fonction de l’âme car Descartes lui-même, nous avons souligné dans le chapitre précédant, ne définit l’âme que par la pensée. Et c’est pour cela qu’il a donné le mot Mens comme l’origine de qu’il appelle l’esprit contrairement au terme aristotélicien Anima qui impliquera ce qui anime le corps et ce qui pense à la fois. Cette fonction de l’âme – penser- signifie pour Descartes douter, affirmer, nier, vouloir, ne pas vouloir, imaginer, etc.[28].
En outre Descartes divise la pensée qui est le propre de l’homme en deux genres à savoir les actions qui sont la volonté, la perception, l’imagination, etc. et les passions qui sont aussi la joie, la tristesse, l’amour… Descartes souligne que l’âme est dans tout le corps mais exerce sa fonction dans la glande pinéale qui se trouve dans le cerveau[29].

3.2.1 LES PASSIONS DE L’ÂME.
Ayant déjà respecté les règles de jeu comme souligne Descartes dans le deuxième article de son livre les passions de l’âme qu’il faut d’abord pour connaître les passions de l’âme distinguer ses fonctions d’avec celles du corps, nous voulons examiner ces passions de l’âme. Mais avant d’y avancer nous voulons souligner que la distinction qu’a fait Descartes entre les fonctions de l’âme et celles du corps n’était pas par hasard mais peut-être pour lever l’équivoque introduite par des philosophes antiques surtout par Platon dans ce sujet quand il a épousé la conception pythagoricienne des passions qui engloutissent l’âme[30].
Démontrant que les passions sont de l’âme, Descartes les définit par trois thèmes à savoir : la perception, le sentiment et l’émotion. Les passions comme perception, Descartes fait allusion à toutes les impressions dans l’âme qui proviennent des mouvements qui se font dans le corps et que l’étroite alliance entre le corps et l’âme rend confuses et obscures. Comme les sentiments, Descartes dit que c’est parce qu’elles sont reçues en l’âme comme d’autres objets de sens extérieur et ne sont connues à elle dans d’autre façon. Et comme émotion de l’âme parce que parmi toute sorte de pensée qui lui arrive rien ne l’agite que ces passions[31].

3.2.2 LES EFFETS DES PASSIONS SUR LE CORPS.
L’âme et le corps étant étroitement conjoint, ce qui touche l’un touche l’autre ; c’est cela qui fait dire à Descartes que : « le principal effet de toutes les passions dans les hommes est qu’elles incitent et disposent leur âme à vouloir les choses auxquelles elles préparent leur corps en sorte que le sentiment de peur l’incite à vouloir fuir… »[32]. Les passions préparent le corps à réagir face au danger ou face à une situation nouvelle. Descartes commence son analyse du réajustement du corps en distinguant trois couples de passions à savoir l’amour et la haine, l’espoir et le désespoir et la colère et la crainte.
Il dit que face à toute nouveauté ou face à une situation extraordinaire, il y a d’abord une admiration c'est-à-dire ce premier étonnement qui surgir en l’homme. Si cet objet apparaît bon à l’esprit, s’il lui est convenable, il y a l’amour mais au cas contraire la haine. Cet objet aimé est toute suite désiré et à celui haït, on porte l'aversion. Quand l’objet désiré apparaît atteignable l’espoir se naît. Mais si c’est le contraire il y a le désespoir. Et enfin, si on a le courage d’aborder cet objet désiré, la colère se naît car c’est la colère qui pousse l’homme à vouloir s’affirmer face au défi. Et quand on a déjà ce qui est désiré la joie la couronne mais s’il y a manque de courage la crainte ressort et on fuit et la suite sera la tristesse[33].


CHAPITRE IV : ÉTUDE COMPARATIVE D’ARISTOTE ET DE DESCARTES.
Comme beaucoup d’autres idéalistes, la pensée d’Aristote reste pour Descartes une pensée à détruire. Même ayant reçu une formation philosophiquement Aristotélicienne chez les jésuites, Descartes avouera de n’a rien appris de vrai, il dira même qu’il s’appliquera sérieusement et avec liberté à détruire généralement toutes ces anciennes opinions[34].
Il commencera cette destruction totale de la pensée Aristotélicienne par le refus total d’une connaissance véritable à travers les sens. Cette réfutation des connaissances sensibles ne sera pas bien fondée chez Descartes car il dira plutôt que la nature l’enseigne grâce à ses sens[35].

4.1 LES POINTS DE CONVERGENCE.
L’âme est immatérielle chez Aristote ainsi que chez Descartes ayant pour fonction les activités immatérielles comme sentir, penser, vouloir, décider, choisir…
Dans la troisième méditation, De Dieu qu’il existe que nous avons examiné, Descartes à la suite d’Aristote propose une preuve ontologique de Dieu où il fait allusion à un moteur immobile qui sera à l’origine de toute chose. Cette preuve de l’existence de Dieu sera sans doute parmi ceux qui lui restent de l’aristotélisme car en le lisant on ne peut penser qu’à la métaphysique d’Aristote où il conclut sa preuve en disant : « on doit supposer un extrême qui soit moteur sans être mobile, être éternel, substance et acte pur »[36].
On doit noter que Descartes a adopté cette preuve pour pouvoir passer sa leçon, pour pouvoir montrer que c’est Dieu qui est à l’origine de ces idées et par conséquent on n’apprend rien de nouveau grâce à des sens propres mais par une comparaison des réalités extérieures avec les idées innées.
Contrairement aux pythagoriciens et à Platon qui pensent que les passions sont dangereuses à l’âme et les rattache uniquement au corps, Aristote et Descartes pensent que tout dépend de leur gérance. Ils pensent qu’elles sont même nécessaires pour l’homme. Néanmoins, alors qu’Aristote pense que les passions sont le s fruit de l’âme et du corps[37], Descartes pense que c’est de l’âme que viennent les passions[38].

4.2 LES POINTS DE DIVERGENCE.
Dans sa réponse à la cinquième critique de la méditation métaphysique, Descartes nous donne une explication de ce qu’il entend par esprit en l’opposant à l’âme aristotélicienne qui anime le corps. Il définit l’âme comme ce par quoi nous pensons. L’union de l’âme et du corps chez Descartes est accidentelle étant donné que l’un peut exister sans l’autre mais chez Aristote, on ne peut pas parler du corps humain en oubliant l’âme, donc l’une n’existe sans l’autre[39].
Aristote pense que l’âme ne peut rien faire sans le corps et Descartes dit que chacun joue son rôle indépendamment de l’autre, le corps, les fonctions mécaniques et l’âme la pensée. L’âme Aristotélicienne fait l’unité de l’union de l’âme et du corps étant donné que sa séparation du corps cause la mort. Il dit : « la cause de l’être est, pour toute chose la substance formelle ; or c’est la vie qui, chez tous les êtres vivants, constitue leur être, et la cause et le principe de leur vie, c’est l’âme »[40]. Or pour Descartes la mort n’est pas causée par la séparation de l’âme du corps mais c’est la mort qui fait que l’âme se sépare du corps. Donc l’âme se sépare du corps au moment que le mécanisme qui fait marcher les organes du corps cesse de fonctionner. Les sens mettent l’âme en relation avec le monde extérieur chez Aristote. Mais il nous conviendra d’expliquer certaines terminologies pour pouvoir mieux nous exprimer. Les sens nous dit André LALANDE, « est un ensemble des sensations actuelles ou possible appartenant à une même classe. Il se dit également [continue-t-il] des organes des sens, c’est-à-dire des appareil qui chez l’homme et les animaux servent à la vie de l’extérieure »[41]. Le sensible est aussi selon l’auteur ce qui peut être perçu par les sens[42].
Ces deux termes expliqués nous disons que chez Aristote c’est le sens propre qui renseigne bien sur des réalités extérieures. Il dit : « j’attend par sensible propre celui qui ne peut être sentir que par un sens et au sujet duquel il est impossible de se tromper»[43]. Donc tout ce que l’âme reçoit de l’extérieur à travers les sens propres est obligatoirement vrai chez Aristote. Or Descartes pense que nous connaissons par entendement et non pas par les sens propres[44]. Cet entendent dû à des sensations venant de plusieurs sens est ce qu’Aristote appelle les sens commun et Descartes bon sens commun à tous les hommes.
Descartes aborde ce sens commun dans sa deuxième méditation avec une illustration faite d’un morceau de cire que quand perçu par la vue, ou par attouchement semble solide mais une fois soumis à la chaleur perd sa forme au point qu’on peut douter de sa nature. Mais le sens commun qui est l’inspection de l’esprit peut le connaître [étant donné qu’il dépend de plusieurs sens contrôlés par l’esprit] peut le reconnaître malgré le changement d’état de ce morceau de cire. En bref, les sens propres chez Descartes trompent contrairement à chez Aristote où ils ne trompent jamais.
Ces même sens lui renseigne de tout ce qui lui est extérieur mais pour Descartes les sens met l’âme en relation avec le monde mais ils ne la renseignent pas véritablement car la vraie réalité est déjà dans l’homme et que les sens ne fait que détecter les ‘‘copies’’ des réalités existantes dans le monde extérieur. Les sens propres sont des sens qui renseignent véritablement chez Aristote à l’opposition de Descartes où les sens commun donnent le vrai renseignement.
Aristote attribut l’âme nutritive même au plante, l’âme sensitive aux animaux et l’âme raisonnable aux humains mais Descartes ne parle pas de l’âme que chez l’homme et dira que l’activité nutritive appartient au corps.

CONCLUSION
Au bout de notre réflexion, nous voulons mettre au point notre recherche. Mais il nous faut rappeler brièvement notre développement. Nous avons donné une brève biographie de René Descartes, né à Touraine en 1596, fait ses études secondaires et universitaires entre 1604 et 1616 à Flèches et à Portiers respectivement. Nous avons, dans le premier chapitre, jeté un regard préliminaire sur la troisième méditation métaphysique de René Descartes intitulé de Dieu qu’il existe, où Descartes fait une découverte ontologique de l’existence de Dieu. . Dans le deuxième chapitre, nous avons vu la distinction qui existe entre l’âme et le corps où nous avons défini l’âme comme cette faculté par laquelle l’homme pense et le corps comme la substance entendue dans l’homme. Nous avons souligné que la première est immatérielle contrairement au deuxième qui l’est.
Ensuite nous avons vu, dans le troisième chapitre, l’union de l’âme et du corps. Dans ce chapitre où Descartes développe une nouveauté, c’est-à-dire un troisième concept différent de l’âme et différent du corps- l’union de l’âme et du corps, nous avons vu l’âme qui a comme fonction, penser et le corps qui grâce a des sens met l’esprit au courant de ce qui se passe aux monde extérieur. Il faut noter que l’affirmation de Descartes que les sens le trompes est due à l’interprétation que l’esprit donne aux messages reçus par les sens et pas au corps car le corps n’envoie que ce qu’il ressent. L’âme à son tours, contrôle le corps en lui proposant des actions à accomplir et en lui soutenant lors de l’accomplissement de ces tâches qu’il lui propose.
Enfin, Descartes dans tout son analyse de l’âme et du corps sera critiqué de vouloir faire de l’homme une machine et aussi d’avoir proposé la distinction catégorique de l’âme du corps et leur union véritable. Donc une chose et son contraire. C’est vu cette nouveauté que nous a proposée Descartes que nous avons pensé comparer dans le dernier chapitre, la pensée de Descartes et celle d’Aristote dans ce même sujet. En définitive nous disons que l’âme selon Descartes c’est la faculté par laquelle nous pensons et le corps est la substance qui est le sujet immédiat de l’extension et des accidents.



LA BIBLIOGRAPHIE

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@ CHIRPAZ François, le corps, PUF, Paris, 1969, 128p.
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@ STUMPF Samuel and FIESER James, philosophy: history and problems, Ed. Mc Grill Hill, New York, 944p
@ TRESMONTANT Claude, problème de l’âme, Seuil, Paris, 1971, 224p.



[1] Cf. Samuel STUMPF and James FIESER, philosophy: history and problems, Ed. Mc Grill Hill, New York, p.223.

[2] Cf. René Descartes, Discours de la méthode suivie des méditations, (trad. J. TRICOT), Montaigne, Paris, 1951, p.

[3] Cf. René Descartes, Discours de la méthode suivie des méditations, Montaigne, Paris, 1951, p. 148.
[4] Ibidem. P.157.
[5] Cf. Descartes, Méditations Métaphysiques, Nathan, Paris, 1983, p.62.
[6] Cf. Descartes, Op. cit. p. 163.
[7] Ibidem.
[8] Cf. François CHIRPAZ, le corps, PUF, Paris, 1969, p109.
[9] René Descartes, Discours de la méthode suivie des méditations, p.199.
[10] Descartes cité par Claude TRESMONTANT, problème de l’âme, Seuil, Paris, 1971, p.131.
[11] Geneviève RODIS-LEWIS, Descartes, lettres à Régius et Remarques sur l’explication de l’esprit Humain, J. VRIN, Paris, 1959, p.147.
[12] Descartes, Méditations Métaphysiques, p.91.
[13] Ibid. p.120.
[14] Descartes, le monde, in œuvres de Descartes, J. Vrin, Paris, t. VI, 1967, p.120.
[15] Aristote, De l’âme, (trad. J.TRICOT), J. VRIN, paris, 1959, p.87.
[16] Descartes, Discours de la méthode, op. cit. p.202.
[17] Descartes, Lettres à Elizabeth, 28 juin 1643.
[18] Ibidem.
[19] Ibidem.
[20] Cf. Descartes, Méditations métaphysiques, Op. cit. p.99.
[21] Descartes, les passions de l’âme, J. Vrin, Paris, 1964, p.67.
[22] Cf. Descartes, le monde, Op. cit. p.120.
[23] Cf. Descartes, La description du corps humain, in œuvres de Descartes, J. Vrin, Paris, t. VI, 1967, pp.224-225
[24] Descartes, Discours de la méthode, Op. cit. p. 201.
[25] Ibidem. P.144
[26] Cf. Méditations métaphysiques, Op. cit. p.85.
[27] Geneviève RODIS-LEWIS, Op. cit. p.147.
[28] Cf. Discours de la méthode, Op. cit. p.147.
[29] Cf. Descartes, les passions de l’âme, Op. cit. p.89.
[30] Ibidem, p. 65.
[31] Ibidem, pp. 86-87.
[32] Ibidem, p.96.
[33] Ibidem, pp. 108-111.
[34] Cf. Descartes méditation métaphysique, P. 85
[35] Ibidem.
[36] Aristote, métaphysique, A, 7, 1072a, (trad. J.TRICOT.), J. VRIN, paris, 1953, p.675.
[37]. Cf. Aristote, De l’âme I, 1, 403a-405b.
[38] Cf. Descartes, Les passions de l’âme, p.86.
[39] Cf. Aristote, ibidem, II, 1, 413a, 5.
[40] Ibidem. II, 4, 416b, 10.
[41] André LALANDE, vocabulaire technique et critique de la philosophie, PUF, paris, 2002, p.968.
[42] Ibidem, p.982
[43] Aristote, De l’âme, II, 6, 418a
[44] Descartes, Discours de la méthode suivie des méditations, Op. Cit. p.150